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mercredi 26 juin 2013

Fumisterie

Je m'étais déjà un peu étendue sur la question il y a 6 mois (), en plein cœur du débat sur le "mariage pour tous"... pour TOUS, oui... pour TOUTES, on repassera.
Déjà qu'on a plus TêtuE.com (), mais là, cette fumisterie d'égalité des droits du mariage pour tous me donne vraiment la gerbe (j'préfère vomir que garder de la haine en moi, question de principe)(même si je suis plutôt tendance émétophobe).

Je t'explique. Depuis que la loi Taubira a été promulguée, nous nous sommes un peu renseignées, nous, les lesbiennes en couple avec enfant(s), sur les procédures à suivre pour pouvoir être reconnues comme des parents légaux, à deux.
Pour l'instant, le bilan, c'est que pour être reconnues, il faut en avoir les moyens. La justice et l'égalité pour les riches.

D'abord, il faut se marier. 
Jusque-là, rien d'anormal. Tu peux faire un vin d'honneur à la villageoise et au cola discount en jean-baskets, comme un méga-banquet dans un relais-château avec invitation du ban et de l'arrière-ban.

Une fois le mariage prononcé, il faut que la maman bio aille chez un notaire pour y donner son consentement pour que son épouse puisse adopter son ou ses enfants biologiques.
Coût de l'acte tarifé : environ 280€. Mais les honoraires sont libres, et peuvent parfois atteindre les 800€.
Et comme il y a un délai de rétractation de 2 mois, attendre.

C'est là que ça se corse, lorsque tu dois prendre rendez-vous avec un avocat spécialisé dans les affaires familiales pour monter un dossier d'adoption plénière (et non pas adoption simple, puisqu'il n'y a pas de filiation paternelle reconnue)
Coût du forfait pour un tel dossier : à partir de 1200-1500€, jusqu'à 3000-3500€.
Et comme les tribunaux sont plus ou moins engorgés en fonction des régions, les délais de jugement vont de 12-18 mois à plus de 2 ans. Attendre, encore. Et raquer, toujours.
A cela, il faut rajouter les frais de justice inhérents à une telle affaire, comme les 35€ obligatoires, 16€ pour dépôt de requête et 13€ pour droit à plaider.
Bon, il est possible de tenter cette procédure sans avocat, mais vu qu'il n'y a encore aucune jurisprudence, ça me semble un peu compliqué encore.

Au cours de cette procédure, en plus des nombreux témoignages attestant de l'attachement parental de la maman sociale, une enquête de voisinage peut être demandée par le tribunal. Après, peut-être qu'avec une adoption intra-familiale, l'enquête de police se cantonnera à une convocation simple au commissariat, mais là encore, tout va dépendre du contexte politique qui règne dans tel ou tel tribunal. 

Quand tu penses que certaines nanas ont déjà éclaté leur PEL ou leur assurance-vie pour aller en Belgique ou en Espagne, tu te dis que claquer entre 2000 et 4000€, ça n'est pas donné à tout le monde.
Je trouve que ça fait un peu double-peine. 
Raquer pour avoir un môme. 
Raquer encore pour être son parent. Et en prime, s'en prendre plein la gueule régulièrement.

En ce qui nous concerne, MaB, Sapinou et moi, vu que nous avons bénéficié d'un don, anonyme et non tarifé, mais non officiel, nous n'avons aucun moyen de prouver un abandon de paternité. Ce qui complique grandement la chose, et d'ici qu'une adoption plénière soit refusée pour protéger les droits d'un potentiel père qui pourrait se manifester, je sens le truc arriver gros comme une maison.

Donc, déjà que ça ne m'enchantait pas de me marier, je dois dire que là, ça m'a carrément refroidie.
Nous allons attendre que les choses se débloquent un peu, avec une hypothétique avancée de la loi sur la famille prévue à l'automne... et laisser les copines qui ont du blé essuyer les plâtres des non-sens de cette loi.
Nous nous lançons tout de même dans une délégation d'autorité parentale pour MaB, pour couvrir les besoins administratifs du quotidien. Nous avions mis ce projet en suspens, ne voyant sans doute pas la poutre que nous avions dans l'oeil et espérant beaucoup de la loi Taubira. Il n'en est rien.

Toujours est-il que notre petit grand Sapinou rentre à l'école en septembre, et que j'ai rencontré la directrice-maîtresse des petits et sa collègue-autre maîtresse des petits, histoire de mettre les choses au clair tout de suite et savoir sur quel pied danser à la rentrée : pas de problème, et même, cerise sur la gâteau, si MaB veut se présenter comme parent d'élève, elles appuieront la demande à l'inspection. Avec la demande de DAP en cours, ça ne devrait pas poser de problème. 

Du coup, on garde notre thune pour partir en vacances, acheter des livres et faire des bouffes avec les potes !

jeudi 20 décembre 2012

Des droits et mon avis

Toute cette histoire de mariage pour tous me met extrêmement mal à l'aise, depuis plusieurs mois déjà. 
Bien sûr que je suis pour, évidemment, sans concession. 
Oui-oui-oui, mais...

Pourquoi centrer les revendications sur le mariage, symbole par excellence de l’hétéro-patriarcat (et ça n'est pas la Révolution Française et l'instauration du mariage républicain qui a changé quelque chose) ?
Pourquoi a-t-il fallu attendre que certaines lesbiennes montent au créneau pour entendre d'autres revendications que l'adoption (PMA, filiation...) ?
Pourquoi j'ai l'impression de faire campagne et de militer pour des droits dont je ne bénéficierai pas ?
Pourquoi j'ai l'impression que la plupart des revendications ne concernent pas ma famille ?
Pourquoi lorsque j'explique à des hétéros (open) notre situation familiale (2 mamans, mais une seule officielle, l'autre invisible), ils tombent des nues et s'insurgent ? Pourquoi pensent-ils que le pacs ouvre des droits familiaux ?
Pourquoi j'ai l'impression que les enfants existants des familles homoparentales sont occultés dans cette revendication du mariage pour tous ?

Et ces questionnements pourraient durer assez longtemps...
Tu te doutes que j'ai déjà apporté un certain nombre de réponses.

Je ne souhaite pas me marier, ça me casse la tête rien que de penser à toutes ces convenances... si tu savais le cake que ma mère m'a pété lorsque je lui ai annoncé que si je devais me marier avec MaB pour qu'elle puisse adopter Sapinou on ne ferait pas de teuf avec la famille (je ne suis pas allée jusqu'à lui balancer que si elle voulait qu'on fasse une fête, elle avait qu'à s'engager pour l'égalité avant, et pas simplement se faire des Marches des fiertés à mes côtés), à peine un diner avec quelques amis proches ! La mariage ne me fait pas rêver, mais je ferai l'effort, car MaB, elle, oui (MaB a un côté fleur bleue qui me surprend parfois). Même si elle a complètement intériorisé cet hétéro-patriarcat... MaB vaut bien une messe (non, mais j'déconne, hein !!) un précieux anneau.
Et avec ce mariage, MaB devrait se lancer dans une procédure d'adoption simple pour être considérée comme le deuxième parent de Sapinou, au même titre que moi, sa maman biologique. Alors qu'elle a participé à la conception de son propre fils, et à son éducation, et à sa sécurité affective. Qu'elle a été celle qui a fait du peau à peau pendant les premières heures de vie de son fils, alors que je récupérais difficilement de ma césarienne. Qu'elle lui a donné son premier bain. Qu'elle est allée déclarer sa naissance à la mairie, et à qui on a refusé de la faire apparaitre comme autre chose que "tiers déclarant" sur l'acte de naissance. Qu'elle a pris ses responsabilités de maman lorsque j'ai été hospitalisée. Qu'elle est restée au chômage sans aucune autre contrepartie pour garder son fils lorsque j'ai du reprendre le chemin du travail et que nous n'avions pas de place en crèche. Qui se lève quasiment chaque nuit pour rassurer son petit ourson qui fait des cauchemars, ou qui a une petite soif. Qui a été élue représentante des parents au conseil de la crèche. Et qui, chaque jour, s'émeut de voir son fils grandir.
Donc si tu veux, l'adoption, moi, elle me reste un peu en travers de la gorge.

Et pourtant, l'égalité des droits me tient à cœur, c'est une évidence. Alors quand j'entends en lieu et place du fameux débat, un jugement sur le droit d'exister ou non des homosexuels, ça me fout la gerbe. Parce que nous existons. Nous vivons au jour le jour en contournant les non droits, en créant à chaque instant de nouveaux vides juridiques, en faisant comme si nous avions le droit, sans aucune autre garantie que notre bonne volonté et notre responsabilité. C'est d'ailleurs peut-être pour ça que bon nombre de gens pensent que nous avons déjà ces droits, puisque nous faisons comme si. Puisque nous courbons l'échine en encaissant les clichés, en les faisant briser en éclats parfois aussi. A prôner l'indifférence, on en a gommé les différences, pas les inégalités.

Mais je crois que le fond du problème (enfin le mien), c'est la main mise des hommes sur ces revendications. Pour les gays, pas de parentalité sans adoption, ou sans projet de coparentalité, ou sans gestation pour autrui. Ils ont besoin d'un utérus. Ou d'un agrément. Et en France, pour obtenir un agrément, il faut que le couple soit marié, ou être une femme célibataire. Ça n'est donc pas pour rien que ce projet de loi est celui du mariage pour tous. Mariage pour tous les gays, afin de pouvoir adopter. Médiatisation. Cristallisation. 
Ah mais oui, hé ho, les gouines veulent aussi la PMA, parce que la Belgique ou l'Espagne, ça crève un peu le budget. Va pour la PMA dans les revendications. 

Sauf que quand tu n'es ni gay, et que tu n'as pas bénéficié de PMA, ben ça fait bizarre de revendiquer mariage-adoption-PMA. De toute façon, il ne faut pas se leurrer... vu les délais d'attente actuels pour les couples hétéros, ça n'est pas en rajoutant les lesbiennes que ça changera quelque chose. Les plus presséEs continueront à aller en Belgique ou en Espagne. Juste la filiation avec les deux parents (en l’occurrence, les deux mamans en ce qui me concerne) sera effective, quelque soit la procréation choisie. Et c'est tout ce qui m'importe, que Sapinou puisse avoir les mêmes droits et devoirs que ses petits camarades, vis-à-vis de MaB. Et inversement. Le congé d'accueil d'un enfant va être élargi aux couples de lesbiennes à partir du 1er janvier prochain, dans l'indifférence la plus totale, alors que c'est quand même un grand pas dans l'avancée de l'égalité des droits. Si je voulais faire du mauvais esprit, je dirais que c'est parce que l'avancée ne touche que les lesbiennes...

J'espère juste que la prochaine étape sera l'obtention d'un livret de famille complété, éventuellement avec un Sapinoubis en plus, mais complété... un livret témoin de notre famille, avec ou sans mariage, avec ou sans adoption, avec ou sans PMA.

lundi 17 décembre 2012

Entre deux chaises

J'aurais tant à dire sur ce qu'il se passe en ce moment, mais le sujet me semble trop important pour commenter quoique ce fut (ouais, t'as vu, j'me la pète) sans prendre plus de recul, et pourtant, j'ai bien une petite idée de ce que je pourrais dire... petite idée qui fait son chemin, avant de se jeter dans la mare.

Mais voilà, j'ai le cul entre deux chaises, en tant qu'individu. Avant, je ne me posais pas trop de questions, j'étais moi, un point c'est tout. J'agissais en mon nom propre, sans me soucier de sortir et/ou de déborder des cases, sans même faire attention aux cases que la société voulait bien m'attribuer. J'étais femme, mais j'étais libre, en quelque sorte.
Et puis un jour, j'ai été enceinte.
Au delà du changement physique, je me suis pris en pleine gueule ce que j'avais occulté pendant des années... cette image de femme, enceinte qui plus est, que la société me renvoyait ne me correspondait pas... je m'étais d'ailleurs un peu étendue à ce sujet ici et .

Être femme, sans se "sentir" femme. Je ne me sens pas homme pour autant. J'aime mes attributs féminins, j'apprends à les assumer, à les utiliser, à en jouer.

Pendant les séances avec le psy spécial PMA de la maternité, j'avais évoqué ces peurs de ne pas savoir quel rôle nous allions jouer en tant que parents avec MaB... nous ne savions pas comment ils allaient se répartir. Je ne savais pas comment ça allait se passer, les trucs qu'un père fait plus ou qu'une mère fait moins, et inversement. Au final, la psy avait conclu que ma mère avait un peu joué tous les rôles parce que mon père s'était effacé, et que c'était pour ça que je n'avais pas de repères dans ma construction de future mère. J'avais tenté une approche plus "inter-genre" dans cette construction du parent, mais elle avait balayé cette piste en me disant qu'elle n'était pas là pour m'aider à assumer ce "cul-entre-deux-chaises", mais ma maternité.
Et Sapinou est né, il nous a comblé de bonheur, de plénitude. Sauf que j'ai mis plus d'un an à essayer de comprendre pourquoi j'étais si mal dans ma peau. Plus d'un an à essayer de comprendre ce grand écart entre un allaitement long et une maternité complexée. Et un an encore en plus à mettre de l'ordre dans mes idées pour réussir à pondre un billet. Sapinou a 2 ans et 4 mois dans quelques jours, et nous espérons agrandir la famille en 2013 (oui, oui, tu as bien lu, une nouvelle grossesse en perspective)(enfin on espère, quoi !).

Être mère, sans se "sentir" mère. Je ne me sens pas père pour autant. J'aime materner mon fils, je le porte (quoique, à plus de 14 kg, ça commence à peser, même dans le dos), je l'allaite, j'assume notre côté fusionnel.

Au final, j'aime mon fils, j'aime ma femme, et petit à petit, je (re)prends confiance en moi, sans me soucier de savoir dans quelle case je pourrais éventuellement rentrer, ou dans quelle case la société pourrait éventuellement me faire rentrer. Je te passe les détails sur le bordel que tout ces questionnements ont déclenché dans ma vie de couple.
Mais mon fils assumera-t-il le fait qu'on me dise bonjour monsieur sans que ça me dérange ?
Assumera-t-il que sa maman discute avec d'autres papas sans aucun complexe de genre ?
Comment lui expliquer tout ça lorsqu'il évoquera (j'ai encore un peu de marge, je te l'accorde) le sujet ?

Je suis entre deux chaises.

Et j'aimerai qu'on me reconnaisse comme tellE.

mercredi 3 octobre 2012

Le jour où j'ai sauvé mon couple...

Oui... enfin non... pas à ce point, mais quand même !

Depuis huit ans que nous parcourons les routes et les chemins à bicyclette dans notre siiiiiouper carosse sur-équipé (une clio I de 1992, 210 000 km et des poussières), nous avions décidé, MaB et moi, de nous répartir les tâches, d'un commun accord : moi au pilotage, MaB au copilotage.
C'est là que ça se corse. 
Autant moi, au pilotage, ça peut aller. Autant MaB, en copilotage, ça n'est pas gagné... et je ne dis pas ça pour me faire mousser. Il n'y a qu'à voir mes résultats à Mario Kart, les médailles et les points parlent d'eux-mêmes. 
Donc MaB, en co-pilotage, c'est une quiche... j'ai bien fini par lui apprendre 2-3 rudiments de lecture de carte, des trucs et des astuces pour l'aider à se repérer sur une carte (et éviter de nous faire tourner pendant une plombe dans un quartier résidentiel ou faire 50 km de détour pour rejoindre un hameau perdu au milieu de la montagne), mais il faut l'avouer... en dehors du changement des cassettes dans l'auto-radio (oui oui, tu as bien lu, nous avons ENCORE un auto-radio à cassettes... façade détachable millésime 1999), du dépiautage des papiers de bonbons, du passage de la gourde, ou de la gestion de bébé en furie à l'arrière, les courses d'orientation avec MaB se terminent quasi toujours en pugilat. 
En ville, en pleine nature, sur autoroute. Pugilat. Verbal, mais pugilat quand même.

Même si, partant d'une bonne volonté, j'ai griffonné 2- 3 indications sur un post-it, la vérification sur le plan met systématiquement MaB dans une sorte de transe. 
Sueurs froides, difficultés à respirer, bouche sèche, connexions neuronales complètement annihilées. 
La moindre question, comme par exemple "je tourne à droite ou à gauche, là ?", peut la plonger dans un profond désarroi... et moi, devant le doute affiché, je me dois de prendre une décision rapide, seule, et sans filet (puisque je suis bien évidemment trop fière pour m'arrêter et soit regarder le plan, soit carrément demander à un quidam)
Lorsque c'est le bon choix, on se dit qu'on a de la chance et qu'on est trop fortes. 
Lorsque je me plante, forcément, ça me met un peu hors-de-moi, et du coup, tout est de la faute de MaB, puisqu'elle n'a même pas été foutue de regarder un plan. MaB de me renvoyer (pugilat, je t'ai dis) que si je suis si forte que ça, je n'avais qu'à regarder moi-même sur le plan. 
Au final, nous sommes toutes les deux bouffées par l'agacement, et plongées dans un profond mutisme (oui, parce qu'on a décidé d'essayer d'éviter de se pourrir devant Sapinou). A ça, tu rajoutes la petite voix de Sapinou en continu "et le feu il est rouge", "et le feu il est vert, ça veut dire qu'on peut démarrer", "on va doubler le camion poubelle", "maman elle a mis sa ceinture", avec parfois un fond d'Anne Sylvestre pour la BO (t'as vu, chez nous, les voyages en voiture, c'est topissime). Sans parler des nombreux détours que nous empruntons avant de retrouver notre route et d'arriver à destination. Tendues comme des strings, tu t'en doutes.

Voilà. Alors comme on avait envie de faire encore un petit bout de chemin ensemble, on s'est dit qu'il fallait trouver une solution. Donc bien sûr, nous avons écarté la possibilité d'un chauffeur... pas que ça nous ait déplu, mais il aurait d'abord fallu trouver une voiture plus grande. Finalement, pour notre anniversaire (qui tombe le même jour, tu devrais le savoir depuis le temps), nous nous sommes jetées dans le grand bain des nouvelles technologies, et nous nous sommes offert ça :


Oui. Tu as bien vu. Un GPS. 
C'est donc cet outil qui va permettre à notre couple de ne plus se déchirer à chaque trajet, à chaque carrefour douteux, à chaque embranchement litigieux, à chaque virée vers l'inconnu.
Cela dit, MaB a insisté pour qu'on le prenne avec commande vocale... elle a dit "comme ça, c'est lui que tu pourras engueuler si il se trompe". 
T'as vu, c'est beau, un couple, non ? 
Et t'as vu à quoi ça tient ?

vendredi 31 août 2012

Du bon, du bio, du bonnet d'âne

On ne peut pas dire que je sois une fervente défenseure de l'environnement, mais j'essaye de faire attention à ce que je consomme et comment. Je (enfin avec MaB... je ne fais pas les courses) fais attention aux compositions des produits manufacturés que j'achète, en évitant les trucs trop complexes pour des marques soit-disant vertes, en privilégiant les produits frais aux produits conditionnés de l'industrie agro-alimentaire, histoire d'éviter les conservateurs. Souvent de la consommation locale pour les fruits et légumes, parfois du bio, mais pas systématiquement. Idem pour les cosmétiques... moins il y a de trucs bizarres ajoutés, mieux c'est (je n'en suis pas à l'argile, rassure-toi !)...  voir moins il y en a, mieux c'est en ce qui me concerne (ma trousse de toilette est minimaliste).
Nous sommes des consommatrices éclairées, et on ne s'en porte pas plus mal.

Du coup, lorsque Sapinou a décidé de faire lui même des braises avec le manche en bois de l’écumoire dans le four à micro-ondes, que l'appartement aurait pu brûler, qu'on aurait pu sauter du cinquième étage dans une grande toile tendue par les pompiers parce que les flammes auraient ravagé la cage d'escalier, que... oui, bon, ben on a quand même frôlé la catastrophe ! Heureusement, en plus de mon super-odorat qui m'a fait dire "tiens, snif-snif, ça ne sent pas l'crâmé, là, snif-snif ?", le four s'est court-circuité de lui-même et s'est ensuite auto-détruit de l'intérieur. Voilà, ou comment tuer un micro-ondes en moins de 30 secondes. Donc je te disais, du coup, nous avons décidé avec MaB, après être tombées sur des vidéos atroces montrant tous les maléfices que pouvaient présenter de telles ondes, de ne pas reprendre un four à micro-ondes. 
De faire sans. 
Au quotidien.
Nous nous sommes rapidement faites à cette petite contrainte, mais 
- avec un Sapinou qui lambine pour manger sa purée, ça n'est pas simple ;
- lorsqu'on rentre un peu tard et qu'il faut faire réchauffer des pâtes, ça n'est pas simple ;
- lorsqu'il faut faire décongeler du pain ou tout autre denrée en urgence, ça n'est pas simple ;
- lorsque je veux faire fondre du beurre ou du chocolat en 30 secondes, ça n'est pas simple.

Après quelques mois de résistance, nous avons eu une piqure de rappel en Bretagne, où le four combiné nous a sauvé la mise plus d'une fois avec des nouilles froides ou une purée de patates douces. Le retour à la réalité n'en fut que plus dur. 
C'est donc d'un commun accord, en toute connaissance de cause, en adaptant notre façon d'utiliser les micro-ondes pour réchauffer les denrées, que nous avons décidé avec MaB de replonger dans cet univers impitoyable... faut vivre avec son temps ! Et puis à l'occasion, je pourrais toujours nous tricoter une cotte de maille anti-micro-ondes si vraiment je flippe !! 
 Comme quoi, l'écologie, ça ne tient pas à grand chose !! Mais au moins, nous aurons essayé !

mercredi 29 août 2012

Bons baisers d'Auvergne

Vacances, j'oublie tout... genre... moi je n'oublie pas que : 
1) j'ai lamentablement foiré mes oraux de concours... je reste donc prof des collèges pas titulaire ;
2) on a failli s'entretuer l'an dernier avec ma mère... je limite donc les jours de vacances en commun sous le même toit.

Donc, avec MaB, nous avons décidé de partir un peu au vert, partout ailleurs, sauf en Bretagne. Épluchage de prix et de disponibilités fait, nous avons posé nos critères : possibilités illimitées de randonnées faciles (entre MaB et Sapinou, je n'allais pas non plus tenter un GR sur les crêtes), bonne bouffe, chaleur et soleil, absence de tourisme de masse (ou presque), distance domicile-villégiature inférieure à 600 bornes (au delà, sur une semaine, ce ne sont pas des vacances, vu que je suis la seule à conduire). C'est tombé sur l'Auvergne, tout critères confondus.
Par un beau matin d'août, après 3 semaines en Bretagne à se tonifier les tissus adipeux dans de la flotte à 18°C (je me suis sacrifiée pour initier Sapinou à ces rites de barges... il a eu plutôt l'air d’apprécier le bougre !), nous sommes donc partis vers ces nouvelles aventures. Youpi, Anne Sylvestre à fond dans l'auto-radio !
Lorsqu'on a vu la galère que c'était d'arriver jusqu'au péage, on a vite déchanté et pris la tangente par la nationale jusqu'à Orléans. 
Donc oui, l'Auvergne, même si ça n'attire pas des masses de foules, c'est sur la même route que Toulouse et compagnie. 
Et non, c'est pas marrant d'exploser un pneu sur l'autoroute à 16h entre Vierzon et Bourges (alors que le départ était autour de 10h du matin, qu'il y a déjà eu environ 1h30 d'arrêts cumulés sur des aires d'autoroutes blindées de beaufs touristes de masse), de ne pas réussir à dévisser ces putains de boulons, écarlate, en gilet jaune IKEA Family (même debout sur la manivelle, j'ai pas réussi... MaB n'a pas osé se foutre de moi, mais elle a eu raison, c'était pas le moment) et d'attendre une dépanneuse avec femme et enfant de l'autre côté de la rambarde de sécurité, en plein cagnard. Un petit tour en dépanneuse dans Bourges et la roue de secours posée (Sapinou était ravi, ce qui a permis de détendre un peu l'atmosphère, parce que j'ai eu TRÈS peur, et qu'il a du le ressentir), nous sommes donc repartis tranquillement (j'ai mis un peu de temps à repasser la barre des 110...)(ouais, ben ça va, j'ai flippé, voilà, hein !) vers l'Auvergne, avec une arrivée avec presque 6h de retard sur le timing prévu. 
Pour le "court trajet", on reviendra (du coup, on a pris 2 jours de plus dans la location, faut pas déconner !). Mais, coucher de soleil sur les volcans, rosé, pizza... sommeil du juste.


Je te passe le road book, mais c'était super ces vacances ! On a vu des vaches, des tractopelles, des lacs (glaciaires et de cratère)(oui, ça n'est absolument pas pareil), des cascades, des sommets. Sapinou a bien marché, je l'ai bien porté sur mon dos avec mon sac à dos de compèt' (qui pourra faire éventuellement un billet, un jour, parce que c'est un super investissement !), on a bien gouté à toutes les spécialités locales (truffade, brioche à la tome, saint-nectaire-bleu-salers-fourme, saucissons en tout genre, pavés à la châtaigne, sablés aux myrtilles et j'en passe) et surtout, il a fait un temps magnifique. Nous n'avons même pas souffert de la canicule, vu que nous étions entre 1200 et quasi 1900m ces jours-là. Bref, des vacances réussies, que nous renouvellerons, en Auvergne ou ailleurs (mais l'Auvergne, c'est quand même de la grosse boulette !).

La grande découverte de ce séjour (tu t'imaginais bien que je n'allais pas "juste" te raconter mes vacances d'ourse sociopathe !), c'est que l'Auvergne, c'est un repère de souffleuses de verre© (rapport à l'émission The Voice et sa chanteuse souffleuse de verre... avec MaB on s'est inventé ce code... c'est pas pire que "tu crois qu'elle en est ?"). Des marcheuses, des bouffeuses de fromages, des motardes... en couple, en groupe, avec ou sans enfants/chiens... mais plutôt quinqua. On a eu droit à des petits regards en coin et des petits sourires de connivence, surtout que MaB est plutôt facilement "repérable" par un gaydar en état de fonctionnement, et moi, autant je peux éventuellement passer inaperçue en tenue de ville, en tenue de randonneuse, je ne trompe plus personne, même avec un môme !
Lieu de drague, le Simply de Besse (ouais, je sais, tout ce billet pour placer ce jeu de mot tout pourri...)(mais ça me fait plaisir). Il y a même un bled qui s'appelle Le Marais, pas loin, sur la route de Murol, ça ne s'invente pas.
En revanche, il n'y a pas de loft... à part quelques grottes ou de vieux corps de ferme aménageables, avec de beaux volumes...

Voilà, l'Auvergne, terre lesbienne, aussi. C'est Giscard qui va être content !

lundi 19 mars 2012

Bien à vous

Je ne sais pas toi, mais moi, lorsqu'un mail professionnel, à la limite de l'échange purement administratif, s'achève par un "bien à vous", ça me fait mouiller rend toute chose.

Je t'explique.

Mon précédent contrat s'arrêtait le jour de la rentrée, le même jour que la reprise de la prof remplacée, au cas où elle nous refasse le coup du "je prolonge mon arrêt en ne prévenant que le jour même" (jamais 2 sans 3 qu'ils se sont dit au Rectorat)(oui, elle a fait le coup à la rentrée des vacances de Noël, puis à celle des vacances d'hiver).
Contre toute attente, la prof est revenue (chômage technique pour moi, j'ai pu finir de corriger mes copies et de rentrer les notes dans les bulletins)(c'te chienne est revenue juste pour les conseils...), ça a du remonter dans les tuyaux et 2h après, le Rectorat, en la personne d'une nana très sympathique, responsable des contractuels en histoire-géographie, m'appelle pour me proposer un nouveau poste, à pourvoir de suite.
J'ai donc contacté le collège en question, entretien, contrat signé.
Net, rapide, sans coupure.

Après 3 ans de commission paritaire, j'ai appris à conserver des relations huilées avec les personnels clés. Cette nana en fait partie (elle gère les paies, les contrats, les postes, les suivis administratifs... personnel clé, quoi !), j'ai donc graissé un peu les rouages en lui envoyant un petit mail de remerciements du genre "Comme convenu, j'ai pris contact avec la principale du collège Tout Neuf. Je commence le remplacement demain matin. Merci de m'avoir rappelée aussi vite. Cordialement."
Neutre, précis, huilé.
Et elle de me répondre "Merci pour l'information, votre contrat a été envoyé dans l'établissement, vous pouvez le signer dès demain. Bien à vous."
...
Toute chose, j'te dis.

Enfin, peut-être que c'est une tournure administrative et que je m'énerve pour rien.
N'empêche que.

Bien à toi.


(t'as vu ?)(non ?)(pffff...)

dimanche 15 janvier 2012

Still alive

Salut la compagnie !

Non, je ne suis pas morte... juste en pause bloguesque... pas le temps, pas l'envie, pas d'idées, complètement aspirée par mon quotidien entre mon nouveau boulot de prof contractuelle (et pourtant y'aurait des trucs ubuesques à raconter... ubuesques, j'te dis !), ma préparation aux oraux du concours de prof des écoles (oui... je suis ENCORE admissible... j'l'ai pas fait exprès cette fois !), et ma vie de famille avec MaB et Sapinou (qui d'ailleurs fait son entrée à la crèche demain matin...)(Sapinou, pas MaB !)(j'suis mal, j'te dis pas à quel point... même si ça ne va rien changer pour moi puisqu'il était déjà gardé par sa Mamita... juste là, je vais le confier à des quasi-inconnues... mal-mal, quoi).

Je ne sais pas encore quelle tournure va prendre ce blog... vais-je trouver de nouveau l'inspiration et le courage de venir coucher ici mes états d'âmes de prof, de maman, de lesbienne prof et maman, de femme ?

Passe de temps en temps, si tu vois de la lumière, on ne sait jamais ! P'têtre bien que j'aurai des trucs à raconter lorsque l'on se lancera dans l'aventure bb2 (pas tout de suite-tout de suite, mais on y pense), ou bien si j'ai ENFIN mon concours !

A très bientôt les z'amiEs ! Et une très bonne année 2012 !

samedi 8 octobre 2011

Vaincre les MICI*

*Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin

Parce que le rose, c'est bien sympa, mais avec une bonne palpation mammaire et une mammographie régulièrement, il y a moyen de prévenir avant de guérir. Ma mère, par exemple, en est la preuve, vivante.

Parce que cette maladie touche mon quotidien, plus particulièrement celui de MaB.

Parce qu'en France, soigner la douleur, toute seule, sans autre traitement curatif, ça ne se peut pas... encore moins lorsque la dite douleur est soulagée par une petite molécule interdite, le tétrahydrocannabinol.

Parce qu'il faut prévoir partout où l'on va, des toilettes, et que parfois, en demander l'accès fait toute une histoire... un peu comme si tu demandais à un mec en fauteuil de passer par les marches.

Parce que dans chaque produit manufacturé se cachent des dizaines d'additifs toxiques... comme les conservateurs ou le lait de vache (sous diverses formes), et que parfois, l'entourage n'arrive pas à prendre en compte ces interdictions alimentaires.

Parce qu'à 40 ans, avoir peur de se chier dessus, c'est très humiliant.




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samedi 30 avril 2011

Nous étions deux, nous étions trois...*

Youhou !!?? Ya(encore)kékin ?

J'avoue, je n'avais pas trop le cœur à bloguer ces dernières semaines...
Déjà, j'ai été un peu minée par THE coup de pute de ma Principale : alors que j'ai renouvelé mon contrat en septembre à la condition de récupérer mes jours de congés payés tombant pendant mon congé de maternité, elle m'a finalement refusé ces congés... en février. Nous avons eu quelques mots au téléphone, depuis, je n'ai plus trop envie de rigoler avec elle (en revanche, avec sa nouvelle coupe de caniche portoricain, il y a moyen de bien se marrer...)(cela dit, je me lance dans une longue procédure de recours, hiérarchique auprès du recteur, puis si pas de réponse, au tribunal administratif)(quand je te dis que je n'ai pas envie de rigoler, hein).
Donc, sur 46 jours ouvrables, je n'ai pu en récupérer que 15 (ceux de l'année en cours, en fait), et je n'ai eu aucun mal à me faire arrêter jusqu'à Pâques (l'abcès, l'hospitalisation, les soins, la fatigue, la douleur, le sevrage, tout ça).

Ensuite, par la force des choses, après plus de 9 mois (presque 10, en fait...) de bons et loyaux services de mère au foyer (du repassage de layette avant la naissance au maternage-cododo-allaitement-portage... c'est-à-dire une fusion quasi-totale du genre "jamais sans mon fils"), j'ai du reprendre le chemin du travail.
Autant te dire que cette perspective ne m'a pas vraiment enchantée... comme passer de 13h par jour avec Sapinou quasi-non-stop à seulement 3h par jour.
J'ai pleuré, beaucoup.
J'ai angoissé, énormément.
J'ai élaboré tout un tas de stratégies de contournement, à la folie. Mais bon... j'ai épuisé tous mes jours de maladie à plein traitement.

Et puis, mardi matin, avec mon petit cartable et la boule au ventre, j'ai laissé mon fils avec sa Mamita (c'est un peu compliqué d'expliquer le pourquoi du comment, mais MaB va rester avec Sapinou jusqu'aux grandes vacances, en espérant une place en crèche d'ici septembre).
J'ai écrasé ma petite larme dans l'ascenseur, et une fois arrivée sur le terrain, j'ai été emportée par la foule le tourbillon de la vie scolaire, tant et si bien que la journée a passé relativement vite (surtout sans rester inactive)(oui, parce que aller bosser, et laisser mon Sapinou à la maison, pour ne rien foutre je ne vois pas l'intérêt... autant rester en maladie)(je te rassure, une grande partie de mes collègues ne pense pas comme moi... sans doute qu'ils n'ont pas d'enfants).

Les élèves ne m'avaient pas oublié, et m'ont réservé un bel accueil : deux ans de boulot pour arriver à une certaine autorité naturelle sur des ados qui font souvent la misère aux autres adultes (juste pour rire, histoire de les voir craquer), ça n'a pas de prix (même pas les 24 smic).
Les nouveaux (sauf les sixièmes... eux ne me connaissent que par ouï-dire, et m'appellent madame... la classe) me testent et sont parfois calmés par leurs camarades "vazy c bon c Kanou" et hop, le troisième archi-reloud est rangé et ferme sa gueule.
Re-la classe.
L'expérience, quoi !

Et vu que l'ensemble du collège attendait plus ou moins mon retour comme le messie, lundi, c'est sortie !
Qu'ils en profitent, en juin, c'est fini !


PS : je tiens à préciser que les journées avec Sapinou non-stop sont beaucoup plus longues et harassantes que celles à gérer plus ou moins bien environ 500 ados (dont environ 200 en rut en ce printemps fleuri), donc toi, le blaireau qui rentre du bureau pour te foutre les pieds sous la table et laisser bobonne se taper une deuxième journée à la maison, tu n'es qu'un branleur, sache-le.


*Marin de Groix (je sais...ce n'est pas hyper réjouissant... mais c'est une super berceuse... et puis nous, on est comme ça les bretons, faut qu'ça saigne).

vendredi 4 février 2011

Liberté

Pour éviter que je ne conduise pendant ma convalescence, ma mère m'avait confisqué ma voiture depuis mi-décembre (aussi parce que la sienne était en réparation, et que ça l'arrangeait bien que je lui prête ma poubelle)(dont elle a également fait changer l'embrayage-la vidange-les plaquettes de frein)(c'est toujours ça de pris !).
Et vu que je suis guérie (du moins, que je ne prends plus d'antalgiques qui me font léviter), je me suis dit que pour aller à un rendez-vous dans Paris avec Sapinou et MaB, la voiture serait du meilleur effet.

Bref.
Me voilà dans le froid après la tétée du soir à attendre louper le bus qui m'est passé sous le nez. Pour ne pas perdre un bras... ou des doigts... j'ai décidé de marcher, 20 minutes, en montée, dans le brouillard (ou la pluie... je ne sais plus... j'étais mouillée, et ça brûlait un peu les poumons).

J'ai survécu à cette épreuve haut-la-main, et j'ai fini par avoir un bus, direction chez ma mère à 22h. Au terminus, je descends et mon estomac se dénoue (oui... vu que je fraude dans le bus... c'est comme ça, c'est une habitude... et avec ma tête de vainqueur, je me fais trèèès rarement contrôler)(oui, je sais, c'est moche le délit de faciès). Presque même je sautille jusqu'à chez ma mère !
Sauf que...
Sauf que le brouillard (ou la pluie...) givre sur le bitume.
Et que la nuit, le givre sur le trottoir, ça ne se voit pas trop.
Ça n'a pas loupé.
Un premier avertissement sur un passage piéton et une bande blanche ultra-slick... mais les adducteurs ont tenu bon.
Je ne me suis pas méfiée du revêtement neuf...
Attaque de Brian-Joubertite aigüe.
Un magnifique geste de télémark... un seul genou à terre et mains sorties des poches à une vitesse folle à peine salies... associé à un équilibre de folie.
Oui, mais aïe.
Sur le coup, j'ai plus pensé à ma dignité qu'à mon genou... avant de me relever, j'ai tout de même jeté un petit regard circulaire, histoire d'être sûre, quoi !
Le résultat, c'est que mon genou est bleu, mais que mes adducteurs sont entiers, ainsi que mes autres ligaments.
La preuve en image... mercredi matin, c'était noir et un peu enflé...



Mais quel bonheur de pouvoir chanter à nouveau à tue-tête dans sa voiture, et de faire crisser les pneus au feu vrombir le moteur !
Et surtout de ne pas dépendre de la voiture de ma mère pour aller à droite-à gauche ou des transports en communs-galère avec la poussette-dans une banlieue super mal desservie.
Ce ne fut que de courte durée, puisque la caisse de ma mère est ENCORE tombée en rade... heureusement qu'elle m'offre les réparations et autres travaux d'entretien, parce que là, faut que j'conduise !!

mardi 1 février 2011

Le fil de l'amitié

L'autre jour, je me suis embrouillée avec une nana que je pensais être mon amie, avec qui j'avais des échanges privilégiés, qui me comprenait, que je comprenais.
Mais pas genre l'embrouille de collège "j'te cause plus mais j'ai tellement besoin de te parler que j'te recause l'heure de cours d'après".

Je t'explique.

Depuis la naissance de Sapinou, disons que ma petite vie de trentenaire dynamique a quelque peu été chamboulée. Fini les soirées au pied levé et les sorties tardives en semaine.
Fin septembre, cette amie m'a demandé un service, que je lui ai promis de remplir, forcément, puisque c'est mon amie. Et puis les événements se sont un peu enchaînés, vaccins, allaitement difficile, vacances de la Toussaint, allaitement toujours difficile, nuits courtes, fatigue physique et morale, allaitement de plus en plus compliqué, douleurs, rendez-vous médicaux et puis hospitalisation.
Octobre, novembre, décembre.
Autant te dire que le petit service, je l'ai un peu zappé. Mais j'avais chargé MaB de la tenir au courant, juste avant mon hospitalisation. MaB a rempli sa mission par l'intermédiaire de sa meuf à elle.

Et là, il y a une quinzaine de jours, elle appelle à la maison en agressant carrément MaB.
MaB n'aurait pas eu le courage de la tenir au courant de l'avancée de ce service, puisque MaB avait appelé sa meuf à elle pour lui dire que ça n'allait pas être pour l'instant possible compte tenu de mon état de santé, de mon hospitalisation, de ma convalescence, tout ça.
Sauf que, la fautive dans l'histoire, c'est moi ! Je n'ai pas appelé pour la prévenir que ça n'allait pas être possible, j'ai confié cette mission à MaB, je n'ai pas rendu ce service depuis fin septembre.
Bref, je récupère le téléphone avant que MaB et elle ne s'écharpent par combiné interposé, mais après avoir réconforté ma chérie qui était dans tout ses états.
Oui, ça fait un peu Dallas, c't'histoire, j'en conviens !
Je remets les choses à plat, lui explique la situation, calmement, et essaye de faire entendre raison à cette amie. Elle se calme, mais n'en démord pas. MaB a laissé pisser volontairement.
Bon.
On ne va pas s'en sortir !
Je lui propose donc de passer le lendemain à la maison, vu que je ne vais pas me déplacer avec un trou à moitié béant dans le sein, sans voiture (vu que je ne peux pas conduire pour l'instant, à cause des antalgiques qui me font à moitié léviter), en bus avec mon Sapinou dans sa poussette qui doit téter assez régulièrement.
Le lendemain, elle et sa meuf passent donc à la maison, contemplent Sapinou qui a bien grandi, qui est magnifique, qui sourit tout ce qu'il peut sourire... forcément, un bébé ça apaise tout le monde ! Au moment de partir, vu que la conversation de la veille n'a pas été abordée, je saute à pieds joints dans le plat.
Oui, je suis comme ça... la diplomatie et les pincettes, ça n'est pas trop mon truc.
Et là, gros déballage... elle en veut à MaB, malgré ses excuses. Mais bizarrement, pas trop à moi, alors que j'ai beau lui expliquer que si elle doit en vouloir à quelqu'un, c'est à moi. Elle maintient, en regardant MaB droit dans les yeux, que c'est par manque de courage.
Moi, au bord des larmes face à tant de bornitude, je lui explique que oui, je suis fautive, que ce service j'aurais sûrement du lui rendre plus tôt, mais que je l'ai un peu zappé depuis octobre, que ma vie tourne plus autour de mon fils que de mes amiEs, qu'avec mon hospitalisation ça n'a pas arrangé les choses, que MaB gère tout - fils, ménage, courses, aller-retour à l'hôpital, administratif - depuis mi-décembre et que donc il se peut qu'elle ait zappé des trucs elle aussi, que ça n'a rien à voir avec elle personnellement... et que venant d'une amie, je suis déçue qu'elle puisse nous reprocher d'avoir un peu mis de côté nos relations pour privilégier notre vie de famille.
Mais je me rends compte que je suis face à un mur.

MaB met fin à la conversation, et les fout quasiment dehors.
Je suis en larmes.
De colère face à tant d'entêtement dans la connerie.
De déception face à ce manque d'écoute de la part de quelqu'un que je pensais être mon amie.
De tristesse parce que je sais qu'après une telle engueulade, si nous renouons le contact un jour, il faudra du temps pour reconstruire tout ça... si nous renouons le contact (on ne se refait pas... je suis une éternelle optimiste, et même si j'ai de la mémoire, je ne suis pas rancunière).

Je sais que cette amie est dans une phase dépressive, et je mets cette attitude sur le compte d'un manque de soin. Mais tout de même... ça me reste en travers de la gorge.

Pour moi, l'amitié est comme un fil, qui se tend, se détend, s'épaissit au cours des années, parfois se rétrécit pour de sombres histoires, mais qui jamais ne s'interrompt malgré la distance, physique ou mentale.
Avec unE amiE, on peut ne pas se voir pendant des semaines et reprendre une conversation là où on l'avait laissée.
UnE amiE, ça peut comprendre lorsqu'on lui donne des explications, parce qu'on peut tout lui dire tant qu'on le ou la respecte. Ça peut surtout comprendre qu'avoir un enfant, ça bouleverse une existence. Ça peut aussi accepter des excuses lorsqu'on les présente, et les rendre en retour.

J'attends un peu, mais j'ai l'espoir que cette amitié continue... plus tard, autrement, sûrement.
D'autant que nous faisons partie d'un groupe de potes, et qu'un jour ou l'autre, nous serons amenées à nous revoir.
Peut-être que je me trompe, et que je devrais tirer tout de suite un trait sur cette histoire.
Et couper le fil...

mercredi 12 janvier 2011

Remontée(s) d'acide(s)

Avec tout ça, forcément, le moral en prend un coup.
Forcément.
Bonne année, bulles, gras, cotillons, étrennes... et surtout bonne santé.
Haha.
C'te bonne blague.

Et puis cette espèce de résignation dans l'arrêt progressif de mon allaitement...
Cette peur aussi, que si cela s'arrête, je m'écroule. Comme si l'allaitement me faisait me lever le matin, comme si nourrir mon fils me faisait tenir, comme si cela me donnait un véritable statut aux yeux de la société, comme si il s'agissait du prolongement de ma grossesse (à défaut d'accouchement par voie basse)...
La peur d'une chute post post-partum.
J'ai mis neuf mois à apprivoiser ma grossesse, il me faut apparemment aussi du temps pour apprivoiser ce nouveau statut de maman.

MaB, elle, est au top de sa maternité, et j'ai bien l'impression que mon hospitalisation lui a fait prendre conscience de son rôle auprès de Sapinou. Elle qui me laissait gérer les séances de baignade ou de nettoyage de narines, parce que trop peur de mal faire, a du se sortir les doigts du cul rendre à l'évidence : elle n'allait pas faire plus mal qu'une autre ! Du coup, à mon retour à la maison, j'ai découvert une nouvelle complicité entre elle et son fils. J'ai trouvé ça touchant de la voir s'épanouir comme ça.

Sapinou, lui, il bouffe, au bib, au sein, du lait humain, du lait en poudre, tiédi, à chaleur ambiante... tant que son petit estomac se rempli 4 fois par jour.
Il a été un peu désorienté lorsque sa Mamita a commencé les premiers biberons, il cherchait son sein... ou le mien... et puis MaB lui a expliqué que non, elle n'avait pas de lait, mais que ça ne l'empêchait pas de le prendre contre elle pour faire des câlins, avec ou sans bib.
Il a été désorienté lorsque j'ai commencé à lui donner le biberon, avec mon lait ou du lait en poudre, mais il a vu que là aussi, je le gardais aussi contre moi, comme pour les tétées au sein.
Donc ça a l'air de lui convenir. 8,490 kg à 4 mois et 3 semaines pour 66 cm. On est bien loin de la crevette du mois d'août, dont tout le monde s'inquiétait lors de la dernière écho, petit fémur, tout ça. Toi-même, va !
Plus qu'à moi en tout cas.
Au final, je l'allaite sur un seul sein 3 fois par jour en complétant avec un biberon de mon lait tiré sur l'autre sein, et au gouter, on ne lui file que le biberon, soit de mon lait uniquement, soit moitié lait en poudre-moitié lait tiré (tout dépend de la production du jour).
Je m'habitue (et mes seins aussi) à 3 tétées par jour, mais j'y vais progressivement, en me disant que de toutes façons, il va bientôt passer à l'alimentation "solide", et que petit à petit les quantités de lait dont il va avoir besoin seront moins importantes. Et puis je me dis que le plus important, c'est qu'il ait mes anticorps, et du lait parfaitement adapté à son petit organisme.
Et surtout, je ne vais pas tarder à reprendre le travail... enfin, pas tarder... tout est relatif... au plus tôt, début mars, au plus tard, mi-avril (tout dépend si je peux placer mes congés payés, ou si j'ai une place en crèche avant).


A moins que ça ne soit la date anniversaire du décès de ma grand-mère qui me fasse remonter des trucs, maintenant que Sapinou est là. Envie qu'il lui sourit, qu'elle soit intimidée par son regard si profond, qu'elle lui parle de Monsieur Mimosa ou de Monsieur Cerisier qui fleurissent dans le jardin, ou lui chante des airs d'opérette.


Il me faudrait une cure de soleil, du sport intensif, une bonne cuite, ne plus avoir mal au sein à chaque fois que je porte Sapinou ou que je me penche au-dessus de son berceau (oui... bon... il dort toujours dans son berceau, dans notre chambre...)(mais j'ai une excuse en or : je n'ai pas encore pu monter son lit à barreau dans sa chambre depuis le mois de décembre)(je rassure les anti-cododo, ça ne saurait tarder, je crois que MaB sature)... il faudrait que je prenne un peu l'air dans tous les sens du terme, mais la douleur et la fatigue intense de la cicatrisation couplée à l'allaitement m'en empêche. Et le malaise que je ressens à chaque fois que je dois me séparer de mon petit ne m'aide pas non plus dans cette démarche de coupage de cordon.

Voilà où j'en suis à l'orée des 5 mois de Sapinou... c'est pas terrible, mais ça pourrait être pire !

lundi 27 décembre 2010

La magie de Noël


Non pas que je sois encore complètement désespérée, mais à force de voir cette œuvre d'art de mon balcon tous les matins (oui... c'est posé sur le toit du musée à 2 pas de chez nous... je n'ai pas trop bien compris le concept, MaB t'en parlerait mieux que moi), je vais finir par y croire...

Il y a 3 semaines, je me croyais tirée d'affaire après cette ponction et ce traitement antibiotique de cheval.
Ben non.
Au bout de 10 jours de traitement, aucune amélioration. C'était même plutôt en train de se dégrader.
Fièvre, douleur, ganglions, inflammation.
Direction les urgences de cette fameuse maternité "amie des bébés", lait tiré, boite de lait en poudre achetée au cas où.
Ça n'a pas loupé : ils ont voulu me garder pour m'opérer le lendemain. J'ai réussi à négocier une hospitalisation le lendemain, avec une dernière nuit à la maison près de mes 2 amours.
Je me suis donc rendue à l'abattoir la maternité le cœur gros, laissant mon tout petit avec 2 biberons de mon lait et sa Mamita.

J'ai été prise en charge très rapidement, un petit comprimé pour me détendre, une douche à la bétadine, et hop, à poil au bloc. J'ai eu le droit à une mini-anesthésie générale, un drainage complet de cet abcès mammaire massif, une incision de 3 cm, un magnifique drain... mais surtout, une pompe à morphine !
La petite plaisanterie a duré une semaine : j'ai eu droit à une sortie la veille de Noël, avec une liasse d'ordonnances pour des soins à domicile 2 fois par jour, un arrêt de travail pour le mois de janvier et des cachetons qui me font planer au delà de toute espérance.
Une semaine à voir mon petit Sapinou d'amour et MaB une à deux heures par jour, voir pas du tout, à vider mes seins au tire-lait pour remplir des petits pots (et le réfrigérateur de la nursery en attendant... ça a fait marrer les puéricultrices, halluciner les jeunes mamans qui attendaient leur montée de lait, moi moyen à chaque fois que je voyais un bébé alors que le mien était bien tranquille à la maison à grandir auprès de sa Mamita...) que MaB ramenait dans son petit panier, à pleurer comme une madeleine dès qu'un petit flocon tombait (bah oui... qui dit flocon, dit transports dangereux, dit pas de bébé...).
Une semaine à me rendre compte peu à peu que j'avais tout de même un peu frôlé la septicémie, et que décidément, j'étais vraiment trop tarte de pleurer comme ça pour une toute petite semaine, alors que si je m'étais bougée plus tôt la séparation n'aurait pas duré aussi longtemps.
J'ai pas mal dormi, aussi... la nuit, le matin, l'après-midi... ça passe plus vite, et puis le sudoku sous morphine, ça n'est pas hyper probant.

A regarder, ça fait un peu Nip/Tuck... il parait que l'incision va se refermer toute seule (avec l'aide de 2 irrigations de la cavité par jour pendant au moins 15 jours-3 semaines), et que la cicatrice sera toute petite.
Le plus dur, c'est le traumatisme de cette séparation forcée avec mon tout-petit... tu penses, le plus long c'était 2-3 h maxi ! Lui, il n'a pas trop réalisé je pense, avec sa Mamita, il a continué à dormir, manger (le passage lait de maman/lait en poudre/lait de maman s'est fait sans problème), à rire, à gazouiller... à chercher un peu le sein aussi, et puis moi aussi... j'avais laissé un petit doudou imprégné de mon odeur dans son lit, ça l'a apaisé. Nous avons même communiqué par téléphone... il m'a raconté sa vie, ça m'a fait du bien sur mon lit d'hôpital !
Et moi qui m'inquiétais de ne pas réussir à m'attacher, qui avait peur de me détourner de mon enfant une fois qu'il serait né... je me suis pris tout l'infondé de ces angoisses en pleine poire (avec un trou de 3 cm dans le sein, on est plus fragile)...

Au final, je me retrouve avec un bébé en pleine forme, une femme épuisée par une semaine à plein temps (elle tire d'ailleurs son chapeau bien bas aux mères solo) et pleine de stress, un sein qui produit toujours bien-mais-pas-encore-assez-à-lui-tout-seul (ça ne saurait tarder), et un autre que je dois vider au tire-lait (ben oui... 3 fois par jour je vais à la traite, et ça n'est pas si "bestial" que ça)(parce que nous les femmes, nous avons le droit à une téterelle adaptée à la taille de notre téton)(sinon, une téterelle trop petite ou trop grande, ça fait grave mal... et ça peut aller jusqu'à l'engorgement)(une mammite chez nos amies productrices de lait à 4 pattes) et veux sevrer progressivement, histoire de ne plus être emmerdée.

J'espère juste que l'an prochain, nous aurons trouvé un marabout ou un rebouteux et que nous pourrons passer des fêtes de fin d'année sereines... sans chimiothérapie maternelle (cru 2003), sans jambe cassée (mon fameux tibia-péroné)(cru 2004), sans divorce parental (cru 2006), sans décès de grand-mère (cru 2007), sans épisode carcéral (cru 2008), sans hépatite, (cru 2009), sans jambe cassée (celle de MaB cette fois)(cru 2009 bis), sans trou dans le sein (cru 2010)... je n'arrive plus à me souvenir ce qu'il s'est passé en 2005.
C'est vrai quoi, c'est pour nous faire payer d'avoir notre Sapinou, huitième merveille du monde ?

mardi 30 novembre 2010

The guigne powaaaa... le retour de la revanche

Tu ne vas pas me croire, mais dans la série on-dit-que-la-roue-tourne-mais-chez-moi-elle-est-voilée, disons que je suis vernie... mais alors, vernie-vernie-vernie.

Je t'explique.
Après 2 mois de galère avec mon allaitement, et le diagnostic d'un staphylocoque doré, les choses s'étaient un peu apaisées (souviens-toi, , un peu ici et ).
Fini les engorgements chroniques, les douleurs et l'hyper-lactation.
Le vasospasme, j'en faisais mon affaire en faisant attention aux courants d'air.
Mi-octobre, l'échographe avait décelé une petite boule de rien, pour laquelle il avait conseillé de faire une biopsie (du genre nodule bizarre qu'il faut vérifier compte tenu des antécédents familiaux), mais que la consultante en lactation avait identifié comme une boule de lait potentiellement résorbable. Et bien figure-toi que la semaine dernière, cette boule s'est mise à doubler (voir tripler)(j'te jure, c'était impressionnant, j'avais une bosse dure sur le haut du sein, et le reste du sein hyper souple) de volume, en devenant trèèès inflammatoire et trèèès douloureuse.
Re-consultations. Re-coups-de-flippe.

Jeudi, chez la consultante en lactation. Suspicion de galactocèle... la boule de lait s'est retrouvée enfermée à l'intérieur d'une petite coquille, et ne peut donc pas s'évacuer. Sapinou, super bébé, super cool, super souriant.

Vendredi, avec une gynéco d'une maternité amie des bébés (vivent les réseaux médicaux, parce que sans piston, j'aurai eu un rendez-vous en janvier, dans le meilleur des cas...), et donc pro-allaitement (j'ai eu de la chance de trouver une place à moins de 100m sans trop galérer, en plein Paris... j'avais fait l'impasse sur la poussette, et mis Sapinou dans son cosy, puis en écharpe)(faut bien que la roue s'équilibre de temps en temps). 1h30 de retard, avec Sapinou qui voulait dormir, mais pas contre moi parce que trop stressée sans doute, il commençait à s'agiter légèrement. Tout ça pour m'entendre dire qu'un vendredi à 17h , on ne pouvait pas faire grand chose, et qu'il fallait que je revienne mardi matin, pour une ponction et/ou une micro-biopsie de cette fameuse boule. Sapinou moyennement cool, mais qui s'est endormi dès que je l'ai reposé dans son cosy pour le trajet du retour, donc quand même super bébé.
Le paracétamol fut mon meilleur ami pour le week-end, et l'ibuprofène m'a aussi un peu aidé lorsque vraiment la douleur était trop forte.

Et ce matin, me voici partie aux aurores pour la maternité, laissant Sapinou aux mains de sa Mamita, lait du matin tiré dans un biberon, et lait de l'éventuel midi stocké ce week-end au congélateur. A mon arrivée, le chirurgien qui devait me prendre entre 2 patientes était en consultation. Je suis fait happer par l'échographe qui en 2 temps 3 mouvements m'avait fait allonger torse nu sur la table (détend-toi MaB, détend-toi) pour constater que la boule semblait être remplie de liquide (du lait, probablement), que la biopsie ne semblait pas nécessaire, et qu'il fallait donc ponctionner.
- Quoi, mais, euh ?! Là comme ça, tout de suite, maintenant ?!
- Ben oui.
- ...
- Ne vous inquiétez pas, ça ne fait pas mal. On va juste aspirer, comme pour une prise de sang.
- ...
Paf. Aiguille plantée dans le mille grâce à l'écho-guidage. Seringue(s)(oui... une seule n'a pas suffit) en place. 50 cc d'un "liquide laiteux verdâtre" dit le compte-rendu. Impressionnant... on aurait dit de la crème liquide avec un filet de sirop de menthe. En vrai, le vert, c'était du pus... galactocèle + pus = abcès. CQFD.
Je n'en menais pas large, tu penses bien. J'ai même craint un moment le malaise vagal, avec cette aiguille plantée dans le haut de mon sein et cette seringue qui aspirait, aspirait...
Mais non.
J'ai juste pleuré tellement j'avais accumulé de stress depuis 5 jours.

Au final, ma crème verte est partie au labo pour analyses, j'ai 15 jours d'antibiotiques de cheval, et rendez-vous pour vérifier que tout rentre dans l'ordre après le traitement. L'échographe et son assistante ont été très à l'écoute. La gynécologue du départ aussi, elle a même assisté à la consultation avec le chirurgien. Elle a bien fait attention aux types d'antibiotiques, pour que je puisse continuer mon allaitement (elle m'a même chambrée parce que je les saoulais avec ça).
Le chirurgien n'était pas content qu'on m'ait fait la ponction avant la biopsie... il aurait voulu voir avant. Mais je pense que ça n'est pas plus mal que ça se soit passé comme ça, j'ai été soulagée de suite (à part la sensation de brûlure à l'endroit de l'aiguille, mais rien de grave), et surtout, le chirurgien m'aurait fait arrêter l'allaitement pour traiter le truc de manière plus radicale. En gros, il aurait préféré inciser-trancher-extraire, au bloc, avec hospitalisation, plutôt qu'une technique rudimentaire peu invasive et pas toujours efficace... J'ai comme eu l'impression d'être au milieu d'un complot de pro-allaitantes contre le méchant chir-anti-lait, ces femmes, consultantes en lactation, et donc relativement spécialisées dans le sein (et sortant d'un récent séminaire de formation)(d'où les réseaux médicaux) lui ayant damé le pion (j'espère d'ailleurs me retrouver dans les anales de leur publications, j'suis un bon cas d'étude, quand même !?).
Bon. Vu la couleur du liquide, il n'a pu qu'approuver. On verra dans 15 jours. Je vais essayer de ne pas tirer des plans sur la comète, et de m'imaginer le pire (c'est-à-dire une hospitalisation, avec intervention chirurgicale et arrêt de l'allaitement)(qui pourra reprendre après si tant est que je stimule la lactation pendant le temps des traitements)(il faut donc que je stocke grave du lait, histoire de tenir sans donner de lait en poudre à Sapinou).

Mais quand même... je me dis que vraiment, merde, quoi, j'ai pas de veine.
Et surtout, ça a fait naître en moi un sentiment de peur intense jusque là inconnu... la peur de ne pas voir grandir Sapinou, la peur qu'il puisse grandir sans moi, que je lui manque, qu'il soit mal sans sa maman... bref, j'y pense, puis je pleure comme une madeleine en regardant mon fils se blottir contre moi, repu après la tétée. Il faut que j'arrive à passer au-dessus de cette angoisse, sinon, ça va me bouffer... la fin de mon allaitement, la vie au moindre petit pépin de santé.
Comme quoi, l'attachement maternel, ça se construit, aussi.

dimanche 7 novembre 2010

Trop plein

Petit bilan de la quinzaine :

- des seins toujours pleins, quasi de la crème... Sapinou a pris 11 cm depuis sa naissance et a plus que doublé son poids avec ses 6,666... Damien... 6,665 kg ;

- Sapinou fait ses nuits "5-6h+3-4h", en fractionné, mais de bonnes sessions qui nous permettent de récupérer depuis presque 3 semaines. Il a également une furieuse envie de rester assis... ras-le-bol d'être constamment semi-allongé... il se redresse à la force de ses bras, même si pour l'instant l'équilibre n'est pas encore là. : il fait travailler sa ceinture abdominale comme un ouf... telle mère, tel fils !

- fin de mon congé de maternité, mais un mois de congé pathologique pour allaitement, ce qui va nous mener jusqu'au 2 décembre... après, congés payés jusqu'à fin janvier ;

- une bonne prise de tête avec mon père à propos du remboursement de mon prêt étudiant... que j'avais pris il y a 5 ans parce que mes parents ne pouvaient plus soutenir mes études, et qu'ils s'étaient engagés à rembourser eux, le moment venu. C'est le moment. Sauf qu'ils ont divorcé. Que mon père s'est remarié. Qu'il est maintenant propriétaire avec sa nouvelle femme de 2 maisons, une principale en pictavie, une secondaire à Oléron, qu'il s'est racheté une nouvelle voiture, qu'il vient de finir sa nouvelle salle de bain, qu'il s'est offert l'an dernier 2 voyages, un au Canada, l'autre en Martinique... et qu'il négocie comme un marchand de tapis pour 40 € parce qu'il ne veut surtout pas payer plus que ma mère, et qu'il avance comme argument sa "vie décente". Vaut mieux entendre ça que d'être sourde lire ça que d'être aveugle (quoi, je ne peux pas adapter le proverbe ?).
Stress intense, déception sans nom, engorgement... ben ouais, comme d'hab, quoi !

- un retour au pays pour les vacances : cidre, patates, saucisses, galettes, beurre, nutella, soleil, pluie, plage, mer. 2 kg sur la balance pour moi, mais ça fait tellement de bien le bon air !

Et puis, je regarde mon fils et je pleure... parce qu'il est trop beau, parce qu'il remplit ma vie et celle de sa Mamita, parce que le bonheur, parfois, c'est trop fort.
Alors il faut évacuer le trop plein.
Je suis sûre que c'est encore un coup des hormones... l'allaitement bloque un peu la testostérone, du coup, je n'arrête pas de pleurer comme une madeleine dès que j'ai une petite émotion... je suis aussi un peu moins agressive (sauf lorsque je suis en pleine crise d'angoisse... là, 'faut pas me parler-'faut pas me faire chier-mais être là quand même pour essayer de me changer les idées...)(hem... MaB a une patiente d'ange)... et vachement moins poilue.

Nous menons une vie trépidante, et pourtant, il n'y a pas grand chose à dire... Sapinou a rit lorsque j'ai fait le vent, Sapinou tient maintenant son hochet et le porte non sans mal à la bouche, Sapinou aime bien qu'on lui chatouille son petit bout de langue, Sapinou fait pêter les pressions des fringues en 3 mois et le 6 mois a été sorti en catastrophe, Sapinou ne sait pas encore s'il préfère la raie au milieu ou sur le côté, Sapinou n'a pas de gazouillis plus haut que l'autre, même après 2h15 d'attente dans le cabinet de mon gynéco.
Bref.
A chaque jour son lot de découvertes, de joies, de rires et de progrès.

samedi 11 septembre 2010

70 ans et 23 jours

23 jours que Sapinou est arrivé, et déjà, il dépassé les 4 kg (chaque semaine, des paris sont lancés pour le verdict de la pesée à la PMI)(et je dois dire que je suis plutôt bonne au jeu du filet garni), et ne rentre quasiment plus dans aucun pyjama en 1 mois (surtout ses pieds, en fait). La semaine prochaine on change de taille de couche...

Bon, et depuis 23 jours, on dirait qu'il ne s'est passé qu'une seule grande, longue, et interminable journée sans fin... le jour, la nuit, tout ça nous semble complètement surfait ! J'avais déjà une capacité impressionnante à pouvoir m'endormir un peu n'importe où, n'importe quand lorsque j'avais besoin de repos : je suis maintenant au top ! La micro-sieste est devenue une de mes spécialités, avec ou sans crapaud sur le ventre.

Oui, parce que Sapinou (tout comme sa maman, aveu fait par ma mère il y a quelques jours...) ne supporte pas de rester seul... la pilule de la transition entre le ventre de maman et la solitude du berceau/transat/landau est assez dure à vivre. Du coup, il réclame les bras après un micro-assoupissement de 15-20 min, et même si tout le monde nous dit de le laisser gueuler un peu, au-delà de 10 min, on craque... Dans les bras de MaB qui fait la cuisine, sur le ventre de maman qui fait le ménage ou remplit des papiers.
Il parait que j'ai accepté la coupure du cordon autour de mes 2 mois... il ne reste plus qu'un mois à MaB pour entretenir sa tendinite à l'épaule.
Et moi d'apprendre à mieux patiner sur la parquet de l'appart en sifflotant le beau Danube bleu (j'te jure que c'est efficace... il s'endort en 2 secondes 30).
Parce que Sapinou est un mélobaby mélomane, il apprécie la musique, mais seulement la bonne. Il ne s'agirait pas de lui refiler du Lorie ou du Larusso... il lui faut du jazz, des cuivres, du rythme, du style. Sydney Bechet (par hasard, Petite Fleur passait sur le PC, il s'est arrêté net de chouiner pour écouter...), Louis Armstrong et Dizzie Gillespy. J'ai testé le Boléro de Ravel ce matin, et il a eu l'air d'apprécier pendant sa tétée. Cet enfant est tout simplement fasciné par les instruments à vent... du sifflement au trombone, en passant par la trompette, la clarinette et le saxo. D'ici qu'il nous tanne dans 4-5 ans pour faire du cornet à pistons (tout, sauf de la flute à bec, même alto... je ne pourrai pas), il n'y a qu'un pas !

Sinon, avec MaB, nous avons 70 ans à nous 2 aujourd'hui. On fait un gouter d'anniversaire cet après-midi... parce que le soir, c'est mort... à 21h, j'ai les yeux qui se croisent, et après avoir englouti mon assiette, je ne pense qu'à une seule chose : dormir d'ici la prochaine tétée.
31 ans. Ma trente-et-unième année s'engageait plutôt mal, et puis elle a pris une tournure tout à fait radicale lorsque j'ai appris que Sapinou s'accrochait bien...
Je suis allée voir un psy, même si c'était avec MaB, ça m'a permis de mettre pas mal de choses à plat par rapport à ma maternité.
J'ai appris à demander et accepter de l'aide, chose que je ne m'autorisais pas vraiment jusqu'à maintenant. Et en ce moment, j'avoue que cela m'est fort utile !
J'ai arrêté de fumer... même si je ne fumais que 3-4 clopes par jour, mes 9 mois de grossesse ont eu raison de cette mauvaise habitude. Bon, je ne dis pas qu'une petite clopinette après un bon repas et un café ne passera pas par moi, ou en soirée avec un mojito ou un ti punch (enfin, après l'allaitement, hein !).
Et puis surtout, je ne bois plus de coca ni ne mange de nutella... avec les restrictions de sucre pendant ces 9 derniers mois, je trouve que c'est beaucoup trop sucré... je crois que c'est ça qui m'a le plus filé un coup de vieux !

Je ne te parle pas de MaB qui est dans tous ses états avec l'approche fatidique de la quarantaine !

Ah, tiens, un crapaud commence à couiner dans son berceau !
Il a tenu 45 min tout seul : il y a du progrès !

jeudi 2 septembre 2010

Le petit chat est mort

Oui... ça n'était pas la dépression post-partum qui rongeait notre con de chat.

Après une semaine sans bouffer une seule croquette ni bouchée qu'il adore, MaB l'a emmené chez le véto, pour avoir le fin mot de l'histoire sur cette possible forme d'anorexie.
Analyses sanguines, auscultation... il s'agirait d'un problème hépatique. MaB repart donc le porte-monnaie allégé de 120 € et une prescription de comprimés à faire prendre 2 fois par jour à un chat qui vomit sa vie.
Ben je peux te dire que filer des cachetons à un chat qui refuse catégoriquement de les prendre, ça n'est pas chose facile... à cela tu rajoutes un bébé qui hurle de faim (ou d'énervement, ça dépend des jours), et une fatigue extrême due à des réveils/tétées toutes les 3h, ça donne une Kanou au bord de la crise... voir même en larmes.
Avec l'aide de MaB, je me suis reprise, et j'ai opté pour les comprimés pillés dilués dans de l'eau, à donner à la pipette... au moins, il est obligé de déglutir un minimum, même s'il salivait comme un ouf pour être sûr de ne rien prendre... anti-vomitif et nutricaments, avec une pâtée spécialement enrichie.
Au bout de 3 jours, nous n'avons vu aucune amélioration...
Même, une dégradation de sa situation... plus de toilette, planque dans le placard ou les chiottes (je te jure... il squattait les chiottes...), toujours pas de bouffe, et puis surtout, plus de ronron, l'air hagard, complètement éteint.
Pire : l'odeur... un mélange entre la merde et la bile... lorsque je passais à hauteur du placard, j'en avais la nausée, et ce malgré le seau de javel à portée pour nettoyer au fur et à mesure dégueulis et traces de pneus. On a bien tenté de le toiletter un peu au gant, mais vu qu'il se planquait, ça n'était pas chose facile.

Lorsque MaB a été obligée de le porter pour qu'il aille boire ou dans son bac à litière, on s'est dit que là, vraiment, si en plus il était incontinent, ça n'allait pas le faire.
Hier matin, après une longe réflexion, nous avions pris la décision de le faire euthanasier, parce que maintenir en vie un chat qui n'est plus capable de rester propre, ça n'est pas respecter sa dignité d'être vivant.

C'est donc le cœur gros que j'ai laissé partir MaB avec son matou sous le bras chez le vétérinaire.
Face à la détermination de MaB d'euthanasier son chat, le véto a bien essayer de trouver une autre solution, mais les symptômes décrits ont eu raison de son côté commercial : une échographie a confirmé la présence d'une tumeur au foie grosse comme une balle de ping-pong.
Le chaton trainait ce crabe depuis plusieurs mois, voir plusieurs années... mais il ne nous a jamais montré qu'il souffrait. Même, nos câlins et nos soins lui ont permis de mener une fin de vie idyllique. Surtout pendant mon hépatite, où il était contre moi toute la journée.

Voilà.
C'était le chat de MaB.
Lorsque je l'ai rencontré, il avait déjà 7 ans, mais il m'a adopté, et réciproquement. Nous nous sommes trouvés, comme MaB et moi. Ce chat m'adorait, il m'attendait devant la porte de la chambre, lorsque je faisais une grasse matinée. Il me suivait partout, de la salle de bain aux chiottes, du salon à la cuisine. Tout le temps sur mes genoux, ou contre moi.
Et moi, je suis triste, parce que c'est une page de la vie de ma femme qui se tourne, et que même si elle a pris la bonne décision, cela a été très dur pour elle de se séparer de son fidèle compagnon, qui l'a accompagné dans toutes ses galères d'avant moi.
Il n'aura même pas eu le temps d'être jaloux de Sapinou... MaB lui avait fait renifler un body ramené de la maternité, il avait ronronné. De ses dernières forces (et lorsqu'il était un peu propre encore), il était monté sur le lit pendant une tétée et était venu voir de plus près, intrigué mais pas agressif, par ce petit d'homme posé sur mon ventre.

RIP con de chat Petrus (1997-2010)

lundi 16 août 2010

Cat blues

A défaut d'avoir accouché et de vivre le fameux baby-blues post-ponte, il faut que je te parle de notre con de chat.

Tu te souviens que la semaine dernière, le chaton de 8 kg avait vomi de manière extrêmement intempestive sur le jeté de canapé vieille lesbienne framboise écrasée (ouais, on est comme ça chez nous, la couleur c'est notre truc)(n'empêche que la première fois, ça fait bizarre, mais après, on s'habitue) DEUX FOIS de suite...
A côté de ça, nous nous sommes rendues compte qu'il ne mangeait presque plus ses croquettes, et que contrairement à ses habitudes de dormir sur son petit coussin dans l'entrée, il avait élu domicile dans un placard de l'entrée, sur son ancien coussin remisé.

En maîtresses attentives, nous avons testé plusieurs stratagèmes, nous doutant bien que l'arrivée prochaine de Sapinou allait quelque peu chambouler ses petites habitudes de chat unique.

Nous l'avons donc laissé explorer la nouvelle chambre... renifler les pieds du berceau, fureter autour de la commode, repérer l'armoire, qu'il connaissait déjà depuis quelques années, mais pas au même endroit... prendre ses marques dans cette nouvelle pièce. Même si, comme dans notre chambre, il n'a pas le droit d'y rester seul (rapport au fait qu'il est assez facétieux malgré tout, et qu'il a souvent des pissouilles malvenues, notamment sur des tissus)(dessus de lit, oreillers, couettes, tapis... si tu vois ce que je veux dire).

Lorsque je m'allonge dans notre chambre, avec un bouquin ou le PC, depuis janvier et mon hépatite A, je le laisse venir près de moi... plus ça va, plus il se blottit contre moi, mais jamais sur le ventre (de toutes façons, il n'y a plus de place, étant donné mes 40 SA+2 jours). Même, lorsque MaB m'apporte mon petit-déj au lit, elle le laisse venir près de nous.

Et puis, moi qui aime l'expérimentation scientifique, j'ai fait des tests-bouffe puisqu'il ne voulait pas manger ses croquettes :
- j'ai regardé d'abord s'il continuait à boire et à uriner, histoire d'éliminer tout soucis rénal, vu qu'il est un peu fragile à ce niveau. RAS.
- j'ai ensuite testé d'autres aliments, pour tromper ennemi... le lait, que dalle peau de balle. En revanche, le rôti de porc, bingo. Il s'est jeté dessus comme un affamé rescapé des inondations au Pakistan.

J'en ai déduit qu'il s'agissait d'un caprice, et que môssieur nous faisait un petite pendule pour se taper du rôti à l'œil.

Nous sommes tout de même allées rendre une petite visite de courtoisie chez notre véto préféré, histoire de lui exposer nos observations (j'en ai profité pour faire une petite marche active, histoire de faire avancer un peu le travail). Le bon véto a confirmé que l'arrivée du bébé et les changements palpables dans l'organisation de la maison (nouvelle chambre, valise, rangement des placards, petite excitation à l'approche du terme...) créait une situation de stress.
En gros, le chaton nous fait une petite dépression !!!
Conseil du véto : une prise-diffuseur de phéromones pour l'apaiser à 35€ le truc (il ne perd pas le nord, le véto...).
Bon.
Nous lui avons acheté 2 sachets de bouchées humides, et nous allons lui faire une double-dose de câlins ! Faut pas déconner, non plus, hein, il n'est pas le premier chat à accueillir un bébé dans son foyer...

On verra au moment des présentations avec Sapinou comment il va réagir... bientôt ??

mardi 1 juin 2010

Rock en seine !

Parce que ça fait toujours plaisir de faire de la promotion familiale !

Après quelques années de galère à tourner dans des bars miteux, puis des scènes un peu plus grandes (Flèche d'Or, Scène Bastille), de nombreuses tournées et festivals (Brighton, Manchester, Londres) en Grande-Bretagne, une tournée au Japon l'été dernier, une autre en Allemagne cet hiver, le SXSW (South by South West) à Austin, rendez-vous annuel de la musique indépendante aux Etats-Unis au Printemps, avec en plus quelques dates à New York (histoire de ne pas avoir fait le déplacement pour rien) et une inscription à la SACEM en 2010, les King of Conspiracy ont enfin décroché une première partie, sur 3 dates avec les Blood Red Shoes à Marseille (Poste à Galène), Lille (Aéronef) et Paris (Nouveau Casino) en avril.
La preuve en images !





Dans la suite logique, ai-je envie de dire, les King Of Conspiracy vont jouer à Rock en Seine cet été.
Dans la sélection des Avant-Seine plus précisément, jeunes pousses les plus prometteuses du rock français en 2010.
La grande classe.
Le même jour que Blink 182 et Cypress Hill (regarde , c'est énorme).

Ça se passe le 27 août 2010,
dans le Parc de Saint-Cloud,
sur la Scène de L'industrie à 14h.


Fierté.
Vous prendrez des photos pour moi ?