lundi 2 février 2009

La nuit au musée

Je dois t'avouer que je suis sérieusement en train de me dire que je déconne un peu... manquerait plus que j'me trouve un loft à Montreuil ou un appart mansardé à Bastille, et là, ça serait vraiment le pompom !

Mais je ne vais pas te faire languir plus longtemps...
Après les soldes en province, la cuisine au lait de soja et les lives branchouilles à la Flèche d'Or, nous avons testé pour vous avec MaB la nuit au musée.

Sache tout d'abord qu'il ne s'agit pas de notre idée à nous, mais d'un cadeau, suite à une erreur de manipulation informatique de ma mère.
Revenons donc une quinzaine de jours en arrière, lors d'un dîner chez ma mère.
- Ça vous tente 2 entrées au Grand Palais pour l'Expo Picasso et les maîtres le 2 février à 5h30 ?
- Oh ben oui ! Depuis le temps qu'on voulait y aller... on n'a pas réussi à trouver des places... Trop cooooool ! Je ferai une demande d'autorisation d'absence pour partir un peu plus tôt du boulot, ça devrait être possible !
- Euh... c'est à 5h30...
- ... du matin ???
- Du matin.
- ...



Ça a jeté un froid. Mais bon. On est jeune, on est belle, on est lesbienne ! on est folle, qu'à cela ne tienne, on ira ! Pour la petite histoire, ma mère voulait des places pour le dimanche (hier donc) et s'est plantée en réservant des places pour le lundi...

Donc ce matin, réveil très matinal à la clé, nous voici parties pour le Grand Palais sur les coups de 4h45 du matin, histoire d'arriver en avance et de ne pas attendre une plombe dans le froid sous la neige. Ben oui... parce que c'était plus rigolo, la neige s'est mise à tomber à gros flocons autour de 2-3h du matin et un beau manteau blanc recouvrait les rues de Paris et sa banlieue. J'ai failli prendre les chaines... au cas où. Donc, à 40 à l'heure, nous avons roulé pépère jusqu'aux Champs Elysées, quasi désert à cette heure si matinale.
A notre arrivée, personne... nous sommes entrées, et le temps de secouer la neige de nos manteaux, nous étions dans la première salle (oui... lorsqu'on a vu la queue pour avoir un audio-guide, un regard à suffit pour passer à la visite free-staïle).
Pas de queue, pas d'attente.
Du monde à l'intérieur, mais ça allait.
Nous avons pu profiter pleinement des œuvres. Je ne vais pas te faire une critique d'art, mais c'était intéressant de voir les exercices de style de Picasso. Ce qui était marrant, aussi, c'est de voir la population des visiteurs... des gens qui se font l'expo avant d'aller bosser, des qui sortent de cocktail (j'te jure, j'ai vu des nanas en robe de soirée, du genre princesse-strass-et-paillettes...), des qui se font un after au musée (et là, ça sentait fort le pastis...), des retraités, des gays, des lesbiennes, des vieux, des jeunes... tous un peu dans le brouillard, mais l'ambiance était feutrée pour ce dernier jour d'exposition.

Nous sommes rentrées sans aucune difficulté, toujours à 40 à l'heure, vers les 8h. Le temps de reprendre un petit déj', et nous nous sommes recouchées, épuisées par tant d'émotions !

A mon réveil, je me suis demandée si je n'avais pas fait un rêve...

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Loin de moi l'intention de faire de la "retape", mais tu chercherais un appart mansardé à Versailles, ca m'arrangerait !
Ceci dit, c'est QUOI cette idée d'aller voir Picasso à 5h du mat ??? Il faut une forte dose de masochisme pour aller voir ce brave garçon à l'autre bout de Paris sous la neige et la nuit !!! ou alors, fumer des trucs etranges ...

Kanou a dit…

A Versailles ? Tu rigoles... ils vont me regarder de travers, avec mes locks ! Cela dit, je fais tourner l'info !

Bretonne et masochiste, c'est une redondance... rappelle-toi que les bretons AIMENT faire de la voile par force 7 sur une coque de noix, dans le froid et les embruns. Donc ce ne sont pas 3 flocons dans la nuit qui vont m'arrêter !