mardi 30 septembre 2008

Poisson d'âge (ou sondage de poids)

Non, Zeste, je ne veux pas te copier te plagier puiser dans tes pages l'inspiration nécessaire pour nourrir les miennes.
Juste j'utilise les compétences illimitées de ta copine en matière de nouvelles technologies (en l'occurrence, j'ai cliqué sur le lien).
Je ne ferai pas non plus de ce concept un truc récurent par simple plaisir de voir la fréquentation de mon blog chatouiller la tienne.

Face à votre demande, vous, mes lecteurs z'et lectrices adoré-e-s, vous allez vivre la merveilleuse expérience de devenir panel l'espace de quelques instants, car, vous en conviendrez, c'est un métier d'avenir par les temps qui courent.
Je vous convie donc à cette enquête sociologique de grande envergure !


samedi 27 septembre 2008

Reprise... de dribble !!

Bé oui !
Qui dit rentrée, dit aussi reprise du sport (enfin en ce qui me concerne... libre à vous de faire du sport ou non, en chambre ou sur un terrain !)... et donc apparition des courbatures ou quand les petits muscles tous mous des vacances sont bandés de nouveau, ça laisse des traces !

Contrairement aux années précédentes, j'ai décidé de ne pas re-signer dans un club, et de faire du handball loisir dans une association. Mais pas n'importe quelle association... une assoc' de handballeuses lesbiennes, fréquentée par des lesbiennes, animée par des lesbiennes, mais pas que (n'allez pas croire que toutes les lesbiennes sont sectaires, hein !). J'intègre donc la grande famille de la FSGL (Fédération Sportive Gaie et Lesbienne).
Bon.
Rien de nouveau. Étant donné que je fais du hand depuis presque 20 ans, j'en ai croisé des filles... certaines lesbiennes, d'autres non. Du coup, la grande majorité des membres sont des têtes connues, voir même d'anciennes coéquipières. Je n'irai pas jusqu'à dire que la grande majorité des handballeuses est lesbienne, mais il faut dire ce qui est, c'est tout de même un nid.

Alors quand je dis hand loisir, n'allez pas croire qu'on trottine vite fait pendant 30 min et qu'on se siffle des bières pendant l'heure suivante... que neni ! On court, on saute, on rit au pays de Candy, on transpire, on souffre, on s'éclate, quoi !
Quel bonheur de JOUER !
Car contrairement à la gente féminine hétéro, les handballeuses lesbiennes aiment jouer... avec leurs mains, certes (ce jeu de mot n'est pas de moi, c'est la devise de l'assoc'... We love play with our hands... je ne me serais pas permise !). La motivation est là, elle est palpable (on file le jeu de mot, là...), et du coup, les entraînements sont denses. Les matchs amicaux engagés. Pas plus tard que mercredi soir, nous avons battu une équipe de la région parisienne qui a déjà repris les entraînements depuis 3 semaines, alors que la plupart d'entre-nous ne jouions que pour la première fois de l'année (enfin pour celles, comme moi, qui avaient sèché le premier entraînement de samedi dernier... hem... je n'étais pas bien... siii c'est vrai, je le jure !).
Loisir, c'est juste qu'on ne fait pas de championnat fédéral, que les entraînements sont relativement libres en terme de présence, que certaines sont débutantes, d'autres confirmées.

MaB était un peu réticente au départ, vu que j'allais croiser uniquement pas mal de lesbiennes, toutes plus mortes de faim les unes que les autres (d'après elle, hein... mais je vous ai déjà expliqué que lorsque l'on vient de courir à fond pendant 2h, la seule chose à laquelle on pense, c'est s'allonger et ne plus bouger... essayez, et vous verrez, si vous ne me croyez pas !). Mais en fait elles sont quasi toutes en couple, certaines même avec enfant-s. Donc elle flippe moins... elle est toujours dégoutée de ne pas avoir accès aux douches (oui, souvenez-vous, la règle c'est "open-douche pour celles qui suent"). Vu qu'elle ne veut pas courir, elle ne rentre pas. CQFD.

Voilà.
Du coup, ben j'ai bien mal aux jambes, aux bras, aux abdos, aux adducteurs, aux mollets, aux poignets, au dos... un peu partout en fait... mais qu'est-ce que c'est bon de transpirer un bon coup avec des copines !!
Surtout, c'est une structure plus souple qui va me permettre de mener à bien notre projet bébé-belge sans mettre dans l'embarras toute une équipe qui compte sur moi.
Et puis la cerise sur le gâteau, si mon "état" me le permet, c'est la participation aux WorldOutgames 2009 à Copenhague cet été, et ça, c'est énorme ! Les JO pour les homos... des pédés et des lesbiennes de tous les pays qui jouent les un-e-s contre les autres. Pleins de petites norvégiennes ou danoises pour jouer contre nous, le défi est corsé, mais comme dirait l'autre, l'important, c'est de participer (en fait, c'est surtout de faire la fête avant-pendant-après, ne nous leurrons pas...) !

jeudi 25 septembre 2008

Six mois déjà !

Après quelques apéros, chargés d'angoisse, j'ai finalement lâché prise.
Ma sœur va bien... la rigueur du milieu carcéral lui permet de retrouver un certain équilibre, des horaires, des sorties, des activités, des traitements, un encadrement éducatif... elle s'est inscrite à l'université, elle fait du basket, elle consulte un psy... elle écrit, à ma mère, à ma tante. En revanche, mon beauf est en plus mauvaise posture, étant plus impliqué dans le trafic. Reste à savoir comment réagira ma frangine par rapport à lui et à sa situation.
Bref, c'est quelque peu déconcertant. Et je comprends mieux la remarque du "grand con" sur l'égoïsme protecteur... je vais essayer de développer un peu le concept.

Quoiqu'il en soit, je me sors les doigt du cul me motive pour fêter avec vous les six mois de ce blog... ce qui coïncide quasi avec nos anniversaires respectifs avec MaB.
Yeepa !
Bon.
On s'en fout, des six mois, hein ?

Sauf qu'on s'est grave fait plaisir avec MaB... on s'est gavées de produits culturels, ce qui faisait fort longtemps ! Et puis les potes nous ont gâtées aussi !

Dans l'ordre :
- l'intégrale du Combat Ordinaire de Manu Larcenet
- les derniers squeuds de Tryo (Ce que l'on sème...) et de Melissa Etheridge (The Awakening)
- un lecteur mp3 grande contenance pour MaB
- des jeux Wii (Mario Party et ENFIN Mario Kart !!!)
- deux petits guides déjantés de Marie et Soph' (vous savez... ce sont elles, ici et !)
- une bonne bouffe
- et puis des cadeaux complètement inutiles mais délires !






De magnifiques mules polaires pour les petits petons de ma femme...











Une superbe pelle rainbow avec son balai assorti... la grande classe !













Et le must du must pour un réveil en beauté... le simulateur d'aube avec chant des oiseaux !
Oui madame, oui monsieur !
Et je dois dire que c'est carrément plus agréable qu'une demi-heure de ChanteFrance à bloc dans les oreilles !






Il ne nous reste plus qu'à trouver une sorbetière digne de ce nom pour parfaire cette floppée de cadeaux !

mardi 16 septembre 2008

Economie informelle

Rien à voir avec le crack boursier.
Normal, vu que l'héroïne n'est pas en vente libre.
Alors rassure-toi, je ne vends ni n'achète ni ne consomme de l'héroïne.
Ma sœur, oui.
Depuis 5 ans.
Et forcément, à un moment, ça coince avec la loi et les forces de l'ordre.
Alors elle est suivie dans un centre pour toxicomanes, son mec aussi, depuis presque 3 ans. Ils bénéficient tous les deux d'un traitement de substitution à la méthadone, avec contrôles d'urine réguliers. Lui, il bosse, et ma sœur, elle bat le beurre vient de finir une formation en infographie.

Alors il faut que je te retrace le parcours de ma sœur tout de même, parce que c'est un peu sportif, et dans le genre chaotique, c'est pas mal, aussi.

A 16 ans, elle est partie en internat dans le trou du cul des vaches pour faire un BEP agricole (ouais... nan... pas élevage bovin... élevage équin, vu qu'elle faisait du cheval à haute dose). Qu'elle a eu brillamment après ses 2 troisièmes dans un lycée parisien coté. Elle a donc décidé de continuer dans la voie de l'agriculture et de tenter un bac technologique... qu'elle a foiré de peu (mais dans l'agriculture, il n'y a pas le repêchage à l'oral... le bac, tu l'as ou tu le quittes l'as pas). Elle a bien tenté de repasser un bac général avec le CNED, mais c'était trop balaise pour elle.
Du coup, ma petite sœur s'est laissée tenter par ses premières amours, le dessin. Mes parents lui ont donc payé rubis sur ongle une année préparatoire dans une école d'arts appliqués. École qu'elle a justement pu intégrer à l'issue de cette préparation. Au bout de 6 mois, ma sœur n'allait plus en cours... panne de réveil, pas de voiture, départ en week-end... Elle s'est fait virer de l'école en question.
Qu'à cela ne tienne, la rentrée d'après, mes parents lui payaient une autre école, en 3 ans, dont elle s'est fait de nouveau virer au bout d'un an, pour absentéïsme.
Parallèlement, elle vivait avec son mec (enfin c'était pas le même qu'aujourd'hui... en 5 ou 6 ans, elle en est au troisième... hem... mais je ne juge pas... les 2 derniers étaient vraiment des blaireaux), avec son salaire, les sous de la CAF et l'argent de poche conséquent de mes parents. Et surtout, un train de vie pas en rapport avec les entrées d'argent.
L'an dernier, elle a tout de même réussi à obtenir son DAEU, et pu intégrer une formation en infographie-dessin d'animation.
Bon.
Jusque-là, c'est chaotique, mais plutôt banal.

Sauf qu'elle a toujours eu plus ou moins un comportement addictif. Et lorsqu'un de ses copains a commencé à taper de l'héroïne, elle s'y est mise aussi. Le prétexte, c'était le cancer de ma mère en 2003. C'est ma mère aussi, hein, et j'ai bien eu quelques moments de crise à cette période en me mettant des misères, en explorant mes limites face à certains stupéfiants, mais sans plus. L'absentéïsme, c'était parce qu'elle était tellement défoncée qu'elle n'arrivait pas à se lever pour aller en cours. Le train de vie de ministre, c'était les bénéfices... et pas qu'un peu.

Aujourd'hui, elle va avoir 25 ans dans 15 jours, et le 11 septembre, le jour de mon anniversaire, elle s'est fait incarcérer, son mec aussi... maison d'arrêt, suite à un jugement dans une affaire de trafic d'héroïne. Même s'ils ont fait appel, il n'est pas suspensif. Et le temps que la demande de remise en liberté soit traitée, ils y restent.
Dix ans de descente aux enfers que ma mère, que mes parents refusent de voir, surtout de réagir autrement.
Voilà.
Ma frangine est en zonzon.
Elle est douée pourtant. Elle a de l'or dans les doigts , tout ce qu'elle touche, elle le touche bien, surtout dans la musique et le dessin, et tout ce qu'elle trouve à faire, c'est se foutre en l'air avec de la merde.
Foutue maniaco-dépression.
En même temps, c'est de famille. Du côté de ma mère, on a tous une tendance à ce tempérament. Même moi. Là, par exemple, je suis en phase maniaque, j'ai la patate, je dors 6h par nuit, je déborde d'énergie, d'idées, de projets... je bégaye plus aussi... tout veut sortir de ma tête plus vite que mon flot de paroles. Chez moi, ça n'est pas encore trop handicapant... le cannabis aide à unifier toutes ces phases. Sauf que lorsqu'il s'agit d'une pathologie plus que d'une tendance, les soins sont nécessaires. Ce sont ces soins que ma sœur refuse. Du coup, tout ce qu'elle tente, et réussi (forcément, vu qu'elle est douée) foire à un moment ou à un autre lorsqu'elle repasse en phase dépressive.

Je suis partagée. Partagée entre l'angoisse de savoir ma petite sœur en prison, cet univers inconnu pour moi et dont on a des images pas très rassurantes, et la colère contre mes parents qui entretiennent cette situation depuis des années. Ma mère est même prête à vider son assurance-vie pour payer un avocat autre que celui commis d'office, c'est dire. Alors que MaB et moi, ça fait deux ans qu'on galère financièrement (avis à tiers détenteur, huissier et tout le bordel qui se déploie lorsqu'on a des dettes). Et pourtant, on s'en sort, et presque toutes seules (merci les potes).
J'espère surtout que cette épreuve va lui permettre de sortir de cette merde, de se soigner, le corps, mais l'âme aussi.

Bon, allez, je ne me laisse pas abattre, apéro ??

lundi 15 septembre 2008

Le lundi, c'est défi !

Peut-être que ça va te saouler que je te parle sans cesse de mon boulot, mais vu que je bosse à temps plein, je n'ai pas le temps de faire grand chose d'autre (et là, je me rends compte que j'avais tout de même grave du temps à perdre, avant !). J'aurai également pu te rabattre les oreilles avec les vicissitudes de l'existence de ma petite sœur toxicomane, mais là, pour l'instant, j'encaisse... je t'en parlerai plus tard, peut-être. Ou alors te raconter tous les cadeaux d'anniversaire qu'on a eu avec MaB... plus tard, aussi.

Aujourd'hui, ma Principale m'avait lancé un défi pour ma casquette d'assistante pédagogique : mettre en place les aides personnalisées obligatoires (APO)... ce sont des études dirigées par un ass'ed pour des élèves qui sont en difficultés et qui sont motivés pour bosser. Pour être vraiment efficaces, ce soutien se fait par groupe de 8 élèves maximum.
Ma mission : choisir, avec les profs, les élèves à mettre en APO.
Sachant que depuis jeudi, j'attends une réaction des profs principaux qui ont eu mieux à faire, semble-t-il, de leur week-end.
Qu'à cela ne tienne, je suis allée au devant d'eux pour constituer ces listes.
Non sans mal, mais à 17h, les listes étaient tapées et distribuées à tous les acteurs de la vie scolaire.
Les études commencent demain.
Défi relevé. Fierté.

Bon. J'ai quand même du squatter la salle des profs pendant au moins 6h... j'ai tout entendu...
- des jérémiades parce qu'il n'y avait plus de sucre à mettre dans le café (z'avait qu'à payer 50c à l'Amicale des profs pour boire un café dégueulasse, mais sucré),
- des lamentations parce que le week-end avait été trop dur et que du coup le lundi encore plus,
- des plaintes car les petits sixièmes sont vraiment fatigants et ne comprennent rien à rien,
- des gueulantes parce que Madame Pingouin (c'est la prof d'Espagnol... elle est trop conne... je sens que je vais devoir me contenir si elle veut garder son sourire intact) a du ranger le placard sous le mico-onde qui n'avait pas été nettoyé depuis 2 ou 3 ans et menacé de jeter à la poubelle toute la vaisselle qui ne serait pas lavée demain,
- des ricanements nerveux du remplaçant de français pendant qu'il lisait le Père Goriot (du coup, je vais le relire avec un regard différent, ça a l'air vachement marrant !),
- des soufflements désabusés devant un bourrage papier à la photocopieuse ('tain, c'est pas compliqué, il suffit de retirer le papier qui bourre, de tourner un peu les rouleaux, et hop, ça re-fonctionne... po-ly-va-lence !),
- des grognements de bêtes sauvages lorsque certain-e-s ont découvert une modification d'emploi du temps (rôô lala, mais c'est un scandale ! Moi j'm'étais habituée à sortir à 15h30 le jeudi... et pas à 16h30 !!).

Bref.
Une salle des profs pas trop survoltée, et même carrément chiante à mourir.

Je ne sais pas comment je deviendrai lorsque je passerai de l'autre côté de la barrière, mais je dois dire que certains profs méritent la caricature populiste du connard de base commun des mortels. Il faut se réveiller de bonne heure pour secouer le Mammouth ! Et ça n'est pas facile de secouer un bulbe mou, crois-moi. Ça fait transpirer (oui... même en restant statique, je transpire).

C'est là que je me dis que j'ai bien fait de choisir instit, au moins, il n'y a personne d'autre à secouer si on veut monter un projet pluridisciplinaire... la globalité, il n'y a que ça de vrai pour aborder un problème.

Demain, j'y retourne, et p'têtre même que je vais être payée à partir du 1er septembre (au lieu du 4)... c'est ça d'être bien avec la secrétaire de la Principale !!

vendredi 12 septembre 2008

Vendredi soir, espoir !

Et hop ! Une semaine de passée ! Je ne vais pas te raconter mon emploi du temps, hein, aucun intérêt (à part pour celui ou celle qui douterait du travail que les assistants d'éducation abattent dans un collège zep, le tout sans aucune prime supplémentaire à l'instar des profs, des personnels de direction et d'entretien). Mais cette semaine s'est écoulée à une vitesse... sans toucher terre !
Le travail à temps plein, ça n'est pas si dur que ça, en fait !! (oui, bon... ça va, hein ! A part quand je faisais de la recherche, je n'ai jamais bossé autant d'heures d'affilée !)
En même temps, vu que j'ai la patate et que je n'aime pas être payée à ne rien faire (ben oui, sinon je reste chez moi...), je fais le boulot qu'on me demande de faire... ça tombe bien, je ne suis pas encore blasée, et je prends ma mission très au sérieux. Et je pense que les élèves me le rendent bien.

Ce matin, en arrivant au bureau de la vie scolaire, j'ai trouvé dans mon casier un mot d'une élève qui s'excusait (suite à un rapport au CPE de ma part vu qu'elle s'était comportée comme une sauvage pendant une heure d'étude en balançant à ses petits camarades des stylos). J'ai trouvé ça touchant même si je ne me souvenais plus du pourquoi de la chose étant donné que je me suis déjà pris la tête plusieurs fois avec elle depuis la rentrée (je fais un tri sélectif, sinon, je ne m'en sort pas !). Du coup j'avais presque les larmes aux yeux lorsque j'ai accepté ses excuses...
- Leïla, je peux te parler ?
- Koi keskia ? Kesjéfait ?
- Je voulais juste te dire que j'avais trouvé ton petit mot, et que j'acceptais tes excuses. J'espère que nous allons maintenant repartir sur de bonnes bases pour le reste de l'année.
- Ouais. Merci m'dame.
- Bon week-end, et à lundi !
- Merci, à vous aussi.
C'était tout bête, mais j'espère que c'est un tout petit pas pour elle (pour nous aussi... ça détendrait l'ambiance à la vie scolaire, car on se la coltine quasiment à toutes les heures puisqu'elle se fait virer par les profs, et/ou qu'elle est collée...et qu'elle nous les brise sévère de chez sévère)(oui déjà des heures de colles... 11 collés ce soir dont 2 présents. Ouais, c'est moche, car une heure de colle séchée est doublée). Bon. Je ne suis pas dupe, mais si au moins elle n'est pas braquée contre moi, je vais avoir un peu plus d'emprise sur elle lorsqu'elle sera en crise. J'espère.

Et puis j'ai accepté de devenir l'adulte référent d'un petit élève de 5è qui a un parcours scolaire et personnel un peu cahotique... c'est mon chouchou. Une gueule d'ange, un bon palmarès niveau bêtises, des crises contestataires assez violentes, une agitation certaine en classe et beaucoup de problèmes familiaux pas très facile à vivre pour un enfant de 12 ans. Je suis donc en relation avec ses profs, le CPE, l'assistante sociale et la Principale pour l'encadrer, le cadrer aussi.
Je laisse venir, mais lorsque je le croise j'ai toujours un petit mot pour lui... bonjour... tu as cours de quoi maintenant... tu finis à quelle heure... ça va... bon appétit... bonne soirée... à demain. Parfois je ne lui dis rien. Juste, je lui souris. Il me répond, c'est déjà ça. Je crois qu'il a confiance en moi, et c'est plutôt pas mal.
Ce soir, il savait que c'était moi qui surveillais les collés. Lorsqu'une autre ass'ed a commencé l'heure de colle, il m'a réclamée... j'étais dans les couloirs pour surveiller le mouvement à 16h30. J'ai du prendre ensuite les collés... heureusement, ils n'était que deux, en 5è. Des petits, des gentils, des qui te laisse le temps de finir le Gala qui traine au fond du tiroir (et je préfère définitivement Closer soit dit en passant), des qui te laisse entendre le doux bruit des oiseaux qui pépillent à travers la fenêtre qui donne sur le côteau verdoyant derrière le collège... quasi bucolique !

Ça, c'était pour la séquence émotion... oui, il en faut aussi !

Il y a bien aussi Dédé (5 collèges en 3 ans) ou Modibo (arrivé l'an dernier après une exclusion sur conseil de discipline) qui traînent souvent près de la vie scolaire... Modibo a été exclu toute la semaine prochaine. Et ça ne va pas aller en s'arrangeant.

Pour ce qui est de l'enquête secrète (à savoir si ma Principale est lesbienne ou non...)(ben quoi, faut bien s'occuper, non ?), j'ai mené quelques investigations dans la salle des profs, mais les indices se font rares. Je ne désespère pas.
En revanche, j'ai pu constater que la connerie humaine s'y était installée, pour certain-e-s du moins, et durablement à mon avis. C'est assez flippant d'ailleurs.
Ça promet de belles petites anecdotes en perspective !

jeudi 11 septembre 2008

Surprise !!!

Et bien oui... c'est une surprise !



Joyeux anniversaire mon Amour !

Une nouvelle année passée à tes côtés, et c'est que du bonheur ça va encore tant de choses à vivre.
Que cette soirée nous soit douce ! (ben oui "nous"... vu que c'est aussi le mien d'anniversaire ! Héhé !)

Et accessoirement, pour agrémenter nos longues soirées d'hiver, je nous présente Kate :



Tadamm !

Pas mal, non ?
Bon.
Mouais.
Je suis d'accord.
Allez, Kate, file dans ta chambre, faut nous laisser maintenant.


Je vous envoie un bouquet

Je vous envoie un bouquet que ma main
Vient de trier de ces fleurs épanouies,
Qui ne les eut à ce vêpre cueillies
Chutes à terre elles fussent demain.

Cela vous soit un exemple certain
Que vos beautés bien qu'elles soient fleuries
En peu de temps cherront toutes flétries
Et comme fleur périront tout soudain.

Le temps s'en va, le, temps s'en va, ma Dame,
Las ! le temps non, mais nous, nous en allons,
Et tôt seront étendus sous la lame,

Et des amours desquelles nous parlons,
Quand seront morts, n'en sera plus nouvelle,
Pour ce, aimez-moi cependant qu'êtes belle.

Pierre de Ronsard, Amour de Marie, 1555.